Tokyo Crash Mobs

Jouer à Zuma avec des gens. N’importe quoi ces Japonais ! Puisqu’ils n’en sont pas à un ovni vidéoludiques près, nos amis du soleil levant débarquent sur Nintendo 3DS avec l’un des jeux les plus improbables de la console…

Des hommes et des couleurs
Vous connaissez Zuma ? Ce concept maintes fois reproduit du joueur devant tirer des boules de couleurs sur une chaîne d’autres boules se dirigeant inexorablement vers le Game Over, avec pour principal but d’effectuer des suites de couleurs détruisant les sphères et d’enchainer les combos aux teintes différentes… Bon, expliqué comme cela, ça a l’air super compliqué pour quiconque n’y a jamais joué, mais comme je ne connais personne dans ce cas ce n’est absolument pas grave. Au pire, je vous laisse vous diriger vers le test du dernier Zuma en date.
Tokyo Crash Mobs commence avec une vidéo que les jeunes d’aujourd’hui n’hésiteraient pas à commenter de plusieurs “WTF?”, ou on y trouve une grande blonde et une Japonaise s’adonner à une sorte de yoga futuriste ou il s’agit de s’envoler vers les cieux, de tournoyer sur soi-même, tout cela dans un montage “fond vert” absolument mythique de non-sens. Ceci est censé nous raconter une histoire, mais on tentera d’en esquiver le propos, pour notre propre santé mentale. S’en suit alors le coeur du jeu : des niveaux mettant en scène des gens aux vêtements de couleurs différentes. Vous avez compris ? Oui, vous allez jouer à un Zuma “humain”.
Human Zuma Centipede !
Au centre de l’écran, via votre stylet, vous lancez vos personnages humains plus ou moins forts dans la file de personnages qui patientent devant une boutique ou dans cette invasion de gens tournant autour d’une soucoupe volante bien décidée à les embarquer. Le but est le même que dans le jeu original : positionner au moins trois personnes aux habits de même couleur pour les faire disparaître de l’écran, gagner des points et réduire la file afin d’éviter le Game Over en cas de débordement.
Bien sûr, plusieurs petites idées de gameplays viendront vous gêner dans votre progression comme lorsque des humains sautent sur place (évitant ainsi celui que vous avez lancé, qui devient donc un tir complètement annulé) ou que d’autres se tapent l’incruste dans votre file et s’y ajoutent. L’aspect humain complètement dingue du jeu est très bien mis en place dans le gameplay, au point de proposer un concept finalement très bien respecté.
Alors, on pestera devant une difficulté assez ahurissante passé les dix premiers niveaux, avec un jeu qui ne fait aucun cadeau et se révèle même très cruel certaines fois. Il n’y a pas l’aspect détente et reposant d’un Zuma, ici tout est trop difficile pour être juste amusant. Cela le démarque au moins de son modèle, mais le prive d’un certain public. Néanmoins, au final, alors que le jeu paraissait beaucoup trop décalé pour être pris au sérieux, il se révèle très jouable et intéressant pour ceux aimant le genre, mais le trouvant habituellement trop facile d’accès. Quant à l’effet relief, il est assez sympathique pour ne pas passer inaperçu.

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