Preview – The Curious Expedition (GamesCom 2014)

Lorsque notre rédacteur en chef m’a dit : ”tu iras voir The Curious Expedition, je pense que ça te plaira”, je dois avouer ne pas avoir su à quoi m’attendre. J’ai donc un peu exploré le site du jeu en question pour en apprendre un peu plus, et c’est tant mieux, car justement, c’est un jeu qui parle d’exploration avec un grand E.

Bon, entendons-nous bien, ce qui me fut montré était encore loin d’être terminé. Certains éléments du gameplay, comme les combats ou le commerce, n’étaient pas encore complètement intégrés, pour ne pas dire pas tu tout. On attendra par conséquent que le jeu soit fini avant de s’en faire un avis définitif, mais je peux vous le dire, j’en suis tombé sous le charme.

The Curious Expedition propose une aventure dans les tréfonds de la jungle, la savane et autres landes mystérieuses que de nombreux explorateurs ont pu fouler de leurs deux pieds. Le principe est que vous devrez d’abord choisir un homme ou une femme de renom dans le champ scientifique ou pour leurs expéditions à l’autre bout du monde, et justement devrez partir à la recherche des merveilles enfouies très loin dans l’exotisme de terres encore vierges (ou presque).

Dans les faits, il prend des allures de jeu de plateau, dans lequel il sera nécessaire de gérer plusieurs paramètres, comme l’insanité à laquelle votre groupe sera peut-être sujet. Mais avant tout ça, il faudra choisir votre héros, tel qu’un Aleister Crowley ou une Marie Curie, aux capacités forcément différentes les uns des autres. Ensuite, il faudra également décider des personnes qui vous accompagneront, ainsi que de l’équipement nécessaire. Ceci fait, un dernier choix s’imposera, et c’est celui de votre destination.

A partir de là, notre petit groupe d’aventuriers apparaît sur une carté générée aléatoirement composée de plusieurs hexagones qui se révéleront à mesure que vous progresserez. Vos déplacements vous coûteront un certain nombre de points de sanité. Vous démarrez avec cent points. Arrivé à zéro, c’est la mort ou pire, et vous êtes bons pour recommencer.

Il faudra par conséquent prendre en compte la nature de chacun de ces hexagones. Par exemple se déplacer sur un hexagone sur lequel repose un marais vous coûtera forcément plus de points de sanité que d’en traverser un fait de terre sèche et meuble. La difficulté naturelle que représente le terrain traversé auront une véritable influence sur le gameplay, comme une montagne infranchissable par exemple. Heureusement, nous disposons d’un inventaire, et donc de plusieurs objets, parmi lesquels peuvent se trouver de la dynamite, où des artefacts magiques trouvés ça et là.

Sinon, les hexagones renferment une autre valeur. Celle de la découverte se symbolisant parfois sous la forme d’événements aléatoires scénarisés – avec parfois des décisions (drastiques) à prendre – comme des villages, des créatures féroces qui vous poursuivront ou des points d’intérêts scientifiques et culturels, permettant d’obtenir des bonus ou malus de statistiques.

Cela peut être aussi de précieux points de découverte, qui viennent alimenter une barre qui permettra d’améliorer certaines caractéristiques, comme par exemple votre boussole pour qu’elle vous indique plus précisément la direction générale dans laquelle se trouve un temple ancestral, objet de toutes les convoitises, et surtout synonyme que vous avez gagné la partie.

The Curious Expedition propose même une gestion de votre équipe, en prenant soin de leur attribuer des points d’expérience que vous gagnez au cours de votre aventure, pour les rendre plus forts à la bagarre, ou augmenter leur vision pour ainsi révéler plus de morceaux de la carte à chacun de vos pas. Il faudra aussi parfois faire avec l’insanité qui se profile à l’horizon, ce qui modifiera leur comportement, et inévitablement, vous amènera à faire des choix, comme décider qui devra partir, histoire de ramener un peu de tranquillité.

Finalement très stratégique, avec une bonne dose de gestion, et des graphismes rétro sympathiques, cette curieuse expédition est bien parti pour ravir mon cœur. N’ayant pas peur des mots, il ne paie pas de mine à première vue, mais son petit côté roguelike et son univers charmant ont de quoi séduire. Reste aux développeurs de transformer leurs intentions en vérité, comme le troublant système de combat qui m’est encore obscur, mais visiblement eux, ils ont vraiment l’air de savoir ce qu’ils veulent faire et où ils vont, alors je dis banco !

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