PixelJunk Shooter

PixelJunk Shooter

Les PixelJunk sont des jeux bien connus de tous les amateurs de jeux indépendants jouant sur Playstation 3. En effet, c’est en tout sept jeux (sans compter les portages, grosses updates et DLC) de cette série qui sont sortis, et ce depuis 2007. Si PixelJunk Eden est récemment sorti sur Steam, ce n’est pas le cas des autres jeux. Prenez PixelJunk Shooter par exemple, sorti en 2009 sur le PSN et ayant eu une suite en 2011 qui n’a pas non plus quitté la console de Sony. Mais parlons du premier, si vous le voulez bien.

Un Shooter pas comme les autres…

On reconnaît aisément un jeu de la série des PixelJunk du premier coup d’oeil : celui-ci dispose en effet de cette patte artistique si épurée et magnifique propre à la série. PixelJunk Shooter est doté de graphismes HD toujours sublimes trois ans après la sortie du jeu, vos yeux ne ressortiront pas indemnes d’une telle beauté. Sans avoir des explosions de vaisseaux dans tous les sens, le jeu reste techniquement joli. Et artistiquement, il n’est pas en reste non plus, bien au contraire. Que ce soit le joli petit vaisseau contrôlé par le joueur, les gentils petits astronautes qu’il faut sauver, les méchants petits ennemis qui se dresseront sur son chemin, les gargantuesques boss qui tenteront de l’annihiler ou encore les merveilleux décors qu’il traversera, tout est particulièrement soigné et forme un univers cohérent et enchanteur. Cet univers est accompagné de musiques toutes aussi ensorcelantes, qui sont en parfait accord avec l’ambiance générale du jeu et permettent même de la rendre encore meilleure. Si le jeu dispose d’une histoire, celle-ci n’est en revanche ni très importante, ni très développée. Elle est surtout là pour permettre de justifier quelques éléments du jeu, certains collectibles par exemple mais surtout le concept, les boss, les ennemis et les environnements du jeu.

Mais avant de passer à cette part importante du jeu que constitue le level-design, je vais vous parler du gameplay. Comme l’indique son nom, le concept du jeu est plutôt simple et rapidement défini : PixelJunk Shooter est un shoot’em up. Mais il appartient aussi à un autre genre où on ne l’attend pas forcément au début, celui du puzzle-game au moyen d’énigmes plutôt simples permettant de finir les niveaux. Car oui, le jeu est divisé en mondes et en niveaux (trois mondes divisés en cinq niveaux chacun, je vous laisse faire le calcul) mais je détaillerai ceux-ci juste après. Vous devez donc arriver à la fin d’un niveau en résolvant divers énigmes vous permettant de secourir (ou de laisser mourir, au choix) des astronautes échoués un peu partout sur votre route. Une fois cela fait, une porte s’ouvrira pour vous laisser passer à la section suivante du niveau, jusqu’à atteindre la fin de celui-ci. Bien sûr, divers obstacles seront placés sur votre route parce que sinon ce serait beaucoup trop facile (bien que ce ne soit pas non plus le shooter le plus difficile qui existe). Des ennemis sont donc placés un peu partout, que vous devez éliminer en utilisant l’armement de votre vaisseau. D’ailleurs, les commandes servant à cela sont plutôt simples, le jeu se jouant avec deux boutons et deux joystick : un joystick pour avancer, un joystick pour pivoter ou faire de rapides tours, un bouton pour lancer une sorte de grappin (le grappin c’est un peu comme le walljump, c’est un indice qui montre que le jeu est bon) et un pour tirer, des missiles plus gros et téléguidés pouvant être tirés en restant appuyé. De plus, si vous enchaînez l’élimination des ennemis, vous pourrez faire des combos et donc récupérer plus de crédits (qui servent à gagner des vies au bout d’un certain nombre, mais aussi à améliorer votre score).

Chronophage !

Si le gameplay semble limité avec des contrôles aussi simples, un nombre d’armes et de niveaux si faible, il ne l’est pas grâce à tous les apports du level design. Ce dernier est sûrement l’aspect le plus réussi du jeu, celui qui lui donne tout son charme, qui lui permet d’être si bon et si fun. Avant d’expliquer cela, il me faut revenir aux environnements. Il y en a un par monde, permettant de varier les niveaux. Le premier niveau se passe donc dans un volcan et tourne autour de la lave, le second se passe dans des glaciers et tourne autour de l’eau (dans ses différents états) tandis que le dernier se passe dans des souterrains mais mêle à la fois la lave, l’eau et la fumée. Et ce sont ces trois éléments qui donnent tout son intérêt au jeu : la physique des liquides (et des gaz aussi) est totalement géniale. Et tout le level design est basée autour de celles-ci. Vous aurez ainsi à revêtir des armures changeant vos armes, afin de pouvoir traverser la lave, repousser un liquide visqueux et mortel, fondre la glace, etc… ce qui rend le jeu extrêmement fun. De plus, la santé même de votre vaisseau dépend de ces liquides. Lorsque vous vous faites toucher par un ennemi ou que vous abusez trop sur les missiles, votre vaisseau va surchauffer (ou refroidir si vous possédez une armure allant avec la lave) et vous devrez prendre un bain dans l’eau ou vous réfugier dans la glace afin d’aller mieux (inversement si vous avez une armure de lave, il vous faudra aller vous réchauffer dans celle-ci). De plus, il vous faudra aussi apprendre à maîtriser la physique du jeu afin d’obtenir les différents collectibles, en l’occurrence des diamants et des scientifiques enfermés dans des sortes de bulles.

Vous l’aurez compris, PixelJunk Shooter a beau avoir des contrôles et un concept plutôt simple ainsi qu’une durée de vie plutôt courte (quoi que les classements et le time attack permettent d’y passer plus de temps en refaisant les niveaux). Les acharnés pourront passer un long moment sur le jeu, de par ses classements, son time attack, son multijoueur en coopération (seulement à deux sur un même écran malheureusement) et aussi la possibilité d’enregistrer ses parties et de les envoyer sur YouTube directement depuis le jeu (même si la qualité laisse à désirer, comme en témoigne ce test effectué pour vous). Surtout que depuis le temps, le jeu est à prix bas et une suite est même sortie.

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