Code of Princess

Sorti au Japon, popularisé en Europe par les amoureux de RPG japonais qui n’ont plus trop la côte, Code of Princess est l’exemple parfait du jeu import beaucoup trop attendu pour ce qu’il est vraiment ! Du coup, la déception était obligatoire. Malgré cela, il y a bien de jolies choses à dire sur ce jeu…

RPG ou Beat’em All ?

Bien sur qu’on ne peut s’empêcher de se marrer en pensant à tous les fans d’univers japonais qui attendaient ce titre comme le Messie ! En même temps, juger un jeu sur son trailer n’a jamais été très efficace. Code of Princess est dès le début choquant à bien des égards, lorsqu’il propose de nous raconter une histoire de deux façons : avec des cinématiques quelquefois doublées en américain ou japonais, à base d’artworks et de sprites 2D, ou avec des combats très bourrin et répétitif. Oui, tout de suite, je vous annonce les complications.

Code of Princess raconte l’histoire de Solange Blanchefleur de Lux qui voit son royaume complètement ravagé et qui est obligée de s’exiler pour mieux répliquer. Elle est la dernière descendante de la famille royale et porte une épée bien trop lourde pour elle. Malgré cela, elle va se battre corps et âme pour reprendre le royaume et le sauver de ces tyrans. L’histoire est bateau ? Certes, mais elle est servie par une flopée de personnages riches en couleurs. Vous pourrez d’ailleurs jouer ce scénario avec quatre personnages différents, accéder à leur vision des choses, à leur passée, aux événements qui se déroulent pour eux en marge de la trame “principale” de la princesse.

Code of Princess est donc purement un jeu de combat, avec de petites arènes en scrolling horizontal, entièrement en 2D, ou il est cependant possible de passer en arrière-plan ou premier plan à volonté à l’aide des gâchettes. Un bon moyen d’esquiver des attaques ennemies et de se montrer un brin stratège face à l’adversité. Néanmoins, tout est dans le matraquage de boutons avec un principe de combos pas piqué des hannetons : vous pouvez afficher le tableau des commandes sur l’écran du haut lors des combats et ce ne sera pas du luxe ! Les enchainements proposés sont dignes d’un Street Fighter II dopé comme un coureur du Tour de France et nul doute qu’il faudra un certain temps d’adaptation avant de s’y faire pleinement.

Sympathique mais décevant

Code of Princess enchaîne alors les touts petits niveaux de une à cinq minutes chacun, parfait pour jouer entre deux stations de métro, mais franchement ridicule pour la progression d’un joueur bien installé dans son canapé. Sincèrement, on se demande pourquoi le jeu est autant découpé en toutes petites parcelles, parfois franchement pas pertinentes. Le seul intérêt est de pouvoir les relancer quelquefois pour tuer de l’ennemi supplémentaire et augmenter ses points d’expérience, pour toujours plus de points à allouer dans les différentes caractéristiques des personnages. De niveau en niveau, ils deviennent évidemment plus forts et certains niveaux vous demanderont d’habituelles heures de “leveling” pour être passés sans encombre.

Point de vue défi, honnêtement, il y a de quoi faire. Finir le jeu avec les quatre personnages principaux, débloquer tous les personnages bonus du mode “Libre”, jouer en multijoueur local ou en ligne avec vos amis… On ne peut pas reprocher à Code of Princess d’être trop court dans sa globalité, on lui demanderait juste d’arrêter de revenir au menu toutes les cinq minutes. Même chose : on aurait vraiment apprécié pouvoir se lancer dans le jeu sans arrêt stupide et retour à l’écran de sélection des missions.

À trop attendre un jeu, forcément,on prend une claque. Code of Princess est un jeu sans aucune prétention qui, via cette ferveur occidentale, cette envie de jeux purement japonais dans nos contrées, va pâtir d’une aura qu’on lui prête alors qu’il ne l’a jamais réclamée. C’est un petit jeu sympathique, avec de très bonnes qualités et de légers mais persistants défauts, qui mérite toute votre attention pourvu que le style vous botte au premier coup d’oeil.

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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