Devil’s Dare

C’est avec un grand plaisir que j’ai pu tester pour vous le dernier né du studio indépendant Secret Base : préparez les pansements, ça va piquer… Tout commence avec la très célèbre « Benny Arcade Expo », rendez – vous incontournable du monde du jeux vidéo ou fanboys et cosplayers en tout genre viennent admirer les nouvelles créations des développeurs, l’introduction fait référence à ByteJacker (jeu en flash de Secret Base) dont Devil’s Dare est clairement la suite.

« How is this happening again ? »

La Benny Arcade Expo 20XX avait à peine commencée qu’apparaissaient soudainement des hordes de zombies s’attaquant aux visiteurs, c’est là que l’aventure commence. Un petit gamin et sa boite à outils, une jeune fille et son chien, un beau gosse et enfin un barbu balayeur (sûrement le concierge du hall d’expo) se retrouvent acculés sur une scène envahie de zombies. Nous sommes à l’écran de sélection des personnages. Je vous vois venir : « c’est pas vendeur tes persos, là ! ».

Pas de panique : une fée (si, si !) prénommée Ivan, ressemblant à s’y méprendre à la petite Navi de Link mais en rouge (les références à Zelda sont légion), se pointe et vous dis qu’elle est là pour sauver votre petit derrière des crocs de la horde et qu’elle vous apporte la puissance en échange des âmes des zombies tués…. Pour les sauver. Et hop, en un coup de baguette magique, le balayeur devient le barbare de Golden Axe, le gamin devient un ninja combattant avec des saï façon Raphael des T.M.N.T, le chien de la jeune fille se transforme en mecha qu’elle pilote et le beau gosse se voit munit de la Master Sword et du bouclier Hylien.

« The world went from bad… »

L’ambiance est posée : c’est barré et gavé ras le gobelet de clins d’œils qui raviront petits et grands gamers. A noter tout de même certains monstres un peu étranges, comme la zombie femme enceinte qui appuie sur son ventre pour vous projeter des bébés zombie dans une gerbe de sang (sérieux ?) à la tronche. C’est un bon vieux Beat’Em All bien sombre sorti du four le 21 octobre, orienté résolument arcade. Il vous faudra de la corne aux doigts et des crampes aux deux pouces pour savourer ce petit bijou bourré de références du monde vidéo-ludique et du grand écran.

La baston est l’essence même de ce titre, le reste n’est là que pour le goût. Jouable en coopération jusqu’à quatre joueurs, le titre sent bon les soirées entre potes en mode pizza/bières. Le support de la manette de XBOX 360/One ainsi qu’une résolution assez basse incite à poser son arrière train confortablement lesté dans un canapé en mode « Big Picture » pour en découdre avec du zombie.

Donc, « Pain dans la tronche ! » Oui, mais avec du style ! Combos, coups spéciaux et tactiques de fourbes sont fortement recommandés pour survivre et les quatre personnages disponibles sont extrêmement différents et évoluent au fil du jeu. Vous gagnerez des améliorations de pouvoirs, de dégâts, d’armes bref de quoi se fendre la poire avec une hache.

Finish him !

Le long de votre sanglante aventure vous devrez user et abuser de « fatalités » pour gagner un maximum d’argent, car seule la monnaie vous permet de revenir à la vie et d’acheter des améliorations d’équipement ou des crédits. Vous êtes en effet en plein dans un jeu d’arcade à l’ancienne qui sent bon le sang et les larmes sous l’étendard sacré du « Permadeath » : vous devrez être brutal et écraser vos ennemis, les électrocuter ,les tailler en pièces pour que l’argent coule à flot afin de vous relever lors de votre mort. Car oui, la mort vous reniflera le pantalon tel un chien soupçonnant une saucisse de s’y cacher !

Vous allez mourir, encore et encore, les doigts engourdis. Vous lutterez au coude à coude avec vos amis contre les hordes impies et vous partagerez cette lueur dans les yeux de ceux qui sont tombés avec leurs frères d’arme à deux pas du boss qui allait se montrer. Maudissant leurs manettes ou leurs potes dans une ambiance unique, et vous y retournerez  le couteau entre les dents en lâchant des « ça va chier ! » et autres expressions rageuses,s outenu et encouragé par vos potes bien décidés à se venger de l’affront subit !

« Écoute, on t’connaît pas, mais laisse nous t’dire que tu t’prépares des nuits blanches… »

Le jeu est addictif et bien dosé, juste assez pour que vous lâchiez un « c’est un jeu d’homme » en attrapant votre verre de coca éventé sous le regard approbateur de vos compagnons de jeu, qui n’en penserons pas moins. Ou des « j’ai connu une polonaise qui finissait ce jeu au petit déjeuner » rétorqué par votre compagne, manette en main. Un mode Casual est disponible mais empêche malheureusement tout succès Steam.

Graphiquement c’est du rétro dans le bon sens du terme, le travail est soigné et simple tout en incluant des incrustes bien pêchues à l’écran pour célébrer le massacre que vous venez de commettre. Les musiques, sans être des chefs-d’œuvre, sont sympathiques et se laissent écouter sans lassitude ni agacement… Juste de quoi vous plonger dans l’ambiance. Personnellement, j’en suis venu à coller la B.O de Conan le Barbare au bout d’un certain temps.

Il va de soi que ce titre ne s’adressera pas à tout le monde malgré son coût modique (un seul jeu à acheter pour quatre joueurs). La mort permanente et les douleurs aux doigts pourrons en freiner plus d’un, mais pour les quatre compagnons qui déciderons de relever le défi c’est le saint Graal de la coop locale !

MarcheMort

Rock ’n’Rôliste sadique d’alignement loyal mauvais, il aime la littérature anglaise et faire rouler les dés et les têtes. Il déteste les arcs en ciel, les poneys et les escaliers en colimaçon. Joueur de jeux vidéo compulsif depuis le règne de Justinien, il a joué en LAN avec Abdul Al Hazred. Il pratique la nécromancie au quotidien et voue un culte à Cthulhu lorsqu’il est en robe de chambre. Pour lui le jeu de rôle est un style de vie et il parle de lui à la troisième personne pour faire croire à ses lecteurs qu’il n’a pas écrit sa bio’ lui-même à quatre heures du matin. Twitter : @Marchemort.

MarcheMort

MarcheMort

Rock ’n’Rôliste sadique d’alignement loyal mauvais, il aime la littérature anglaise et faire rouler les dés et les têtes. Il déteste les arcs en ciel, les poneys et les escaliers en colimaçon. Joueur de jeux vidéo compulsif depuis le règne de Justinien, il a joué en LAN avec Abdul Al Hazred. Il pratique la nécromancie au quotidien et voue un culte à Cthulhu lorsqu’il est en robe de chambre. Pour lui le jeu de rôle est un style de vie et il parle de lui à la troisième personne pour faire croire à ses lecteurs qu’il n’a pas écrit sa bio’ lui-même à quatre heures du matin. Twitter : @Marchemort.

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