Last Inua

Il faut croire que la culture inuit (ou assimilée) est à la mode ces derniers temps. Après le très bien reçu Never Alone (Kisima Innitchuna), c’est au tour du studio hollandais de Glowforth de nous raconter une bien jolie histoire remplie de neige, du malin et d’esprit à sauver pour la survie du monde. Bienvenue dans l’histoire d’Ataataq et Hiko.

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Tel père tel fils… ou pas.

Alors qu’une tempête de neige frappe fort, Ataataq et son fils Hiko trouvent un refuge dans une grotte. Malgré le feu, le frêle Hiko s’évanoui et frôle la mort. Un petit être de lumière vient alors annoncer une grande nouvelle, mais aussi un grand malheur. Hiko ne va pas mourir, enfin pas de suite. La condition pour le sauver, lui et le monde au passage, est de retrouver et réveiller l’âme des trois gardiens de la lumière (enfin, un truc du genre) pour repousser Tonrar qui apporte l’obscurité avec lui. Pas une pas deux, le duo part arpenter le blizzard à la recherche des temples perdus ! Pour cela, nos deux héros devront s’entraider. Le père est une montagne de muscles, capable de détruire d’énormes blocs de glace, d’escalader des murs grâce à ces pics et de sauter. Oui vous avez bien lu, il peut sauter. Pas comme son inutile de fils qui ne sait rien faire d’autre que se téléporter d’un endroit à un autre et uniquement aux endroits prévu pour cela.

Il peut aussi dicter à la petite boule de lumière de créer un pont magique, encore une fois aux endroits prévus. Qu’est-ce qu’il ressort de tout cela ? Un petit puzzle plate-former avec des puzzles pas foufous puisqu’il suffit d’avancer avec le bon personnage pour ouvrir le chemin à l’autre. Côté plate-former, Last Inua est presque mauvais. Entre la lourdeur des personnages et les animations qui doivent se terminer pour effectuer un saut, avec souvent des plateformes qui ne laissent pas de marge d’erreur, certains passages deviennent frustrant et le jeu aurai très bien pu s’en passer.

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J’entends l’ours, le corbeau et narval chanter!

Tour à tour, après une petite traversée de la banquise, montagne et autres dangerosités, vous arrivez dans le temple d’un des trois dieux : l’ours blanc, le corbeau et le narval. Pour ces trois niveaux spécifiques la donne change, puisque vous ne contrôlez que Hiko. A la différence des autres niveaux, ici Hiko possède la totalité de ses pouvoirs : il peut voler, alors qu’en temps normal il ne sait même pas sauter et pas uniquement quand le level designer l’a décidé. Enfin si, puisque le level design vous imposera de voler à peu près tout le temps. Dans ces niveaux, il faudra récupérer des orbes de lumières pour réveiller le dieu en question. Pas de chance, la maniabilité de Hiko en vol est pire que les phases de plateforme du père. Imaginez un Flappy Bird dans lequel vous vous déplacez comme vous le souhaitez. Une plaie, d’autant plus qu’il n’y a pas de check point… Il faudra réussir le niveau d’une traite.

Sous ses airs mignons, car la direction artistique bien que simpliste colle parfaitement à un conte, on se trouve avec un jeu avec de nombreux défauts, principalement du côté de la plateforme. Pourtant, Last Inua n’est pas un mauvais jeu, il est quelconque. Et ça c’est bien dommage. Heureusement, pour lui, il est très abordable et se fait assez rapidement : environ en deux heures. Ce qui permet d’avoir la fin de l’histoire, plutôt bien trouvée bien qu’abrupte, après avoir ragé sur quelque phases au level design complètement raté.

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