The Song of Seven : Episode One

Vous vous rappelez quand on nous disait que les point & click étaient morts ? C’est un peu comme Nintendo : plus on les voit enterrés, plus ils montrent le gros orteil de leur supposé cadavre. The Song of Seven est un projet ayant réussi son Kickstarter et qui sortira sous forme d’épisodes. Le premier, nommé « Overture », a tout pour plaire ?



Kiba le plus, peut le moins

Dans le monde de Pria, en proie à d’étranges croyances, le jeune Kiba rêve d’aventure. Malheureusement, il reste cloîtré de force dans son village par ses parents. Surtout par son père, le chef du village ayant construit une véritable barricade autour de leur petit havre de paix coupé du monde. Un jour, il fait la rencontre improbable d’un autre être. Pour lui, c’est le début d’un voyage.

C’est toujours difficile de parler d’un point & click parce qu’après tout, on ne peut pas spoiler l’histoire, et il suffit souvent dire qu’on pointe… et qu’on clique. Les critiques se répètent, on tourne autour du pot et puis vient un jour un jeu comme The Song of Seven. A la troisième personne, cette histoire nous demande de jouer au clavier + souris ou à la manette. Dans les deux cas, les commandes sont loin d’être parfaites : il faut attendre qu’un objet brille pour l’utiliser, certaines fois les mouvements font n’importe quoi et la caméra n’aide en rien l’aventure à se faire malléable loin de là.

Pourtant, on accroche facilement à cette soif d’aventure du jeune Kiba. Grace aux ambiances visuelles tout d’abord, qui nous décollent la rétine alors que les modélisations sont grossières et les bugs graphiques plutôt nombreux. Mais voilà : quand c’est beau, ça n’excuse pas mal de chose et aussi injuste que ce soit, c’est un fait.


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L’éternel « soit beau et tais-toi » ?

Ce premier épisode est beau, mais il est aussi très court. Ne comptez pas plus de trois heures pour en voir la fin grossière, trop rapide et uniquement destinée à commencer de façon plus réelle une aventure qui se propose ici en un épilogue assez creux. Les bases sont posées, mais les ficelles scénaristiques sont énormes et lourdes à porter : d’un seul coup, des ennemis jurés deviennent les meilleurs amis du monde. Ce passage un peu tendu ? Une simple cinématique sans interactivité. Des pièges dans une grotte ancestrale ? « oui, mais ils ont été détruits avec le temps ». Passé les deux premières heures, vous n’aurez pas vraiment de défi et vous contenterez de suivre les dialogues sans énigmes.

Reste en toute honnêteté que la fin de l’histoire est encourageante malgré ses défauts. On a le droit ici à un épilogue qui fait surtout office de démonstration technique, d’introduction simple d’accès avant la grande aventure. Maintenant, il s’agit surtout de ne pas se louper.


The Song of Seven : Episode One promet de belles choses pour la suite mais faut aussi preuve de beaucoup de paresse. Scénaristiquement tout d’abord, avec des excuses faciles et des raccourcis énervants, mais aussi en termes de puzzle et de réel « jeu » puisque les seuls moments d’interactivités entre les personnages et les objets sont d’une simplicité déconcertante. Alors c’est beau, les promesses sont là… Mais il va falloir un peu plus pour nous convaincre !


Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Une pensée sur “The Song of Seven : Episode One

  • Crim
    16/09/2016 à 21:48
    Permalink

    Un point and click basé sur les graphismes? c’est un non!

    Répondre

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