Futuridium EP Deluxe

En lançant Futuridium EP Deluxe, j’ai tout de suite passé la scène d’introduction. Elle consiste en une sorte d’animation représentant des scènes fixes sur l’écran du haut et du texte déroulant sur l’écran du bas. Concrètement, si toute l’histoire d’un jeu se résume à une introduction que l’on peut passer d’un bouton, c’est qu’il n’y a pas grand intérêt et qu’elle est là pour cocher une case dans un cahier des charges, qui plus est dans un shoot’em up centré autour de scoring. C’est en lisant en diagonale le presskit() du jeu à la recherche de screenshots et quelques informations supplémentaires – juste avant de me mettre à écrire – que la partie dédiée au scénario a attiré mon attention, au point que je suis allé retrouver la scène d’intro dans les options du jeu pour la regarder.


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Le futur, avec ses vaisseaux spatiaux, ses néons et ses cubes

Sans surprise, l’histoire elle-même n’a véritablement aucun intérêt et est avant tout un prétexte, racontant un blablabla une guerre blabla piou piou les vaisseaux spatiaux blablabla. Un point est néanmoins intéressant, décrivant parfaitement l’expérience de jeu. On y apprend que le joueur incarne un pilote (ou plutôt son vaisseau, le pilote ne sortant jamais de son cockpit) s’étant retrouvé perdu dans une boucle dimensionnelle avec des ressources limitées, devant détruire des cubes afin d’obtenir une source de courant pour son vaisseau et ainsi rester en vie. La partie intéressante vient du fait qu’il n’y a pas vraiment d’enrobage cachant le fait que ce soit un jeu vidéo, mis à part la partie où il y avait une bataille spatiale.

Le joueur est littéralement le pilote, contrôlant son vaisseau spatial afin de détruire les différents cubes composant chaque niveau, enchaînant les niveaux afin de ne pas se retrouver à cours d’énergie – et accessoirement d’obtenir un nouveau high-score. La prise en main est ainsi immédiate, les contrôles étant plutôt simples : on peut tirer tout droit, faire un virage à 180° ou actionner un boost. Chacune de ces actions diminue la barre d’énergie – pouvant mener à une mort en arrivant à court, les dégâts la diminuant encore plus vite, pressant le joueur à détruire tous les cubes composant un niveau afin de recharger sa barre d’énergie et de passer au suivant.


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Plus de variété n’aurait pas été deluxe

Le concept est simple et plutôt efficace. A l’image de ce cher pilote et sa boucle dimensionnelle, le joueur se retrouve rapidement pris dans une boucle à son tour. Futuridium est entièrement basé sur du scoring, celui-ci étant intimement lié au nombre de cubes détruit et à la vitesse de complétion des niveaux. En bon jeu d’arcade, il fonctionne sur un système de crédits ; on en gagne au fur et à mesure de la progression tandis qu’un nombre de mort supérieur au nombre de crédits initial reviendra à un game over, demandant de recommencer depuis le début. Ici, pas de procédural : on se retrouve à faire et refaire les mêmes niveaux à la suite les uns des autres. Le level design est assez inégal, étant globalement assez basique tandis que certains niveaux brillent soudainement, plutôt agréables à jouer et à découvrir.

Il y a bien quelques modes de jeu tentant de varier le tout en changeant telle ou telle mécanique, ainsi que des niveaux regroupés par zone histoire de ne pas se retrouver quinze niveaux en arrière, mais ça revient bien souvent du pareil au même. La seule constante d’un run à un autre est le nombre de cubes détruits, augmentant sans cesse et permettant de débloquer modes de jeu, crédits supplémentaires, skins et autres extras en atteignant certains paliers. Parfaitement dans l’ambiance du jeu, la bande originale consiste en un peu moins d’une heure de chouettes musiques électroniques, répétitives et répétées dans tous les sens de par leur nature.


La répétitivité a beau avoir une certaine connotation négative dans l’esprit de beaucoup de joueurs, ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Elle peut être utilisée pour passer un message en se moquant des codes du jeu vidéo ou encore pour itérer avec brio sur un concept répétable et potentiellement addictif. Futuridium EP Deluxe essaie de se placer dans la seconde catégorie, les développeurs itérant eux-mêmes sur leur jeu ; initialement sorti sur PlayStation 4 et PlayStation Vita, puis sur iOS, Apple TV, PC, Mac, Linux, Wii U et enfin New Nintendo 3DS – la version testée ici (avec une 3D que je n’ai pas trouvée particulièrement réussie et que j’ai vite désactivée, comme pour beaucoup de jeux de la console en fin de compte). Si celui-ci a beau être agréable pendant quelques heures, notamment grâce à son ambiance soignée, on s’en lasse finalement assez vite. Futuridium EP Deluxe ne parvient jamais à offrir les motivations suffisantes pour happer le joueur et lui donner envie de revenir battre ses scores encore et encore.


Futuridium EP Deluxe est uniquement disponible sur New Nintendo 3DS. On ne sait pas trop pourquoi (le second stick sert seulement à changer de musique), c’est probablement une histoire de performances (le jeu tourne a priori à 60 FPS en 3D), mais vous devriez en avoir une car elles sont bien plus jolies de toute façon…

My Farm

Transfuge du magasin en ligne de la Wii, première du nom, le développeur BiP Media revient à la charge sur WiiU avec tout son catalogue. Amélioré ? Si peu, en tous les cas juste ce qu’il faut pour annoncer une « nouvelle version ».

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L’Europe et l’Australie envahissent l’eShop de la Wii U

Les jeux indépendants sont très à la mode en ce moment, vous l’aurez remarqué. Ils sont tellement populaires que les grands constructeurs de consoles se battent pour dominer le marché en faisant tout leur possible pour attirer les développeurs indépendants sur leurs consoles. Mais si Sony et Microsoft sont les plus bruyants, annonçant la moindre chose telle que l’auto-édition, ce n’est pas pour autant que Nintendo a perdu la guerre.

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Cloudberry Kingdom : le royaume vous ouvre ses portes

Il y a des jeux comme ça dont l’on vous parle beaucoup, non pas parce que l’on est payés pour ou quoique ce soit (de toute façon c’est pas le cas, mais je veux bien de l’argent si les développeurs m’entendent) mais parce que ces jeux ont l’air tout simplement géniaux. Et un jeu qui a l’air génial, ça donne envie d’en parler et de le faire découvrir mine de rien.

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EarthBound : un jeu loin d’être terre-à-terre

Pour une fois, je ne vais pas vous parler d’un petit jeu indépendant ni d’un petit jeu tout simplement. Non, je vais plutôt vous parler d’un grand jeu, un jeu culte ayant marqué l’histoire du jeu vidéo entière. Du moins, celle des Etats-Unis et du Japon, l’Europe ayant été privée pour changer. Je parle bien évidemment de la série des Mother, ou EarthBound aux Etats-Unis.

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Ittle Dew est de sortie hors de son île

Si je n’aime pas du tout la série des Zelda dans son ensemble, cela s’applique surtout aux épisodes 3D. J’ai en effet assez apprécié A Link to the Past et moyennement aimé les opus NES, sans pour autant les détester. Mais pourquoi je vous parle de Zelda, me direz-vous ? Eh bien, parce que cela s’applique généralement aussi bien aux zelda-like. Ainsi, j’ai détesté des jeux tels que Darksiders mais je suis ouvert à tout zelda-like en 2D, tant qu’il est réussi et ne se contente pas de proposer la même chose que Zelda.

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Toki Tori 2

tokitori2-3

Le petit poussin indépendant avait déjà fait des siennes avec un premier épisode loin d’être passé inaperçu. Surtout star des prémices de Steam dans l’indépendant, d’un WiiWare déserté et des Humble Bundle de qualité, la franchise est née surtout de beaucoup de coup de chance. Ce second épisode est donc forcément attendu au tournant…

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Spin the Bottle : réussissez à pécho au Wii U GamePad !

C’est en ce 11 mars tout neigeux que je me mets à newser, bravant le froid, les intempéries et l’appel de la neige pour vous. Mais n’ayez crainte, rien de tout cela n’est vrai : le chauffage est à fond, il ne neige plus pendant un moment et je ne compte pas aller me rouler dans la neige en pleine nuit, surtout que c’est plus de la glace d’autre chose. On peut donc parler jeu vidéo tranquillement au chaud pendant que d’autres se les gèlent et que c’est bien fait pour eux.

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FEZ : coucou, tu veux voir mes fez ?

Et voilà, le nouvel an c’est fini. Tout le monde est bourré, tout le monde fait la fête, tout le monde est déchiré, tout le monde va aller dormir. Sauf moi, je ne fais pas la fête. Non, moi je fais la FEZ. Enfin, je dis ça mais je n’ai jamais joué à FEZ moi. Après tout c’est un jeu de 2012, et on est encore qu’en 2013. Il faudra attendre 2014 pour que je me mette aux jeux de 2012 parce que faut pas abuser quand même, on ne joue pas aux jeux quand ils sortent.

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Little Inferno : allumeeeeer le feu !

Je crois que je suis atteint d’amnésie et à mon âge c’est grave. Sauf si je suis actuellement en train de muter en Flagadoss, là ça serait super cool car je deviendrai tout rose. Mais je ne suis pas là pour vous parler de ma passion pour le rose, je voulais vous parler du fait que j’ai failli mettre le même titre et la même introduction pour cette news que pour celle que j’avais écrite sur ce même jeu il y a quelques mois. Surtout que je me suis mis à la lecture de Game of Thrones il y a peu, c’est drôle comme les news sur Little Inferno semblent correspondre à mon avancée dans cette série/livre. Assez parlé de ma vie, parlons de ce que vous allez faire de votre argent.

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