WindForge

Financé à hauteur de 50,000 $ sur Kickstarter, le projet de Snowed in Studios débarque enfin en version “finale” sur Steam et sort du Early Access. Mais n’était-ce pas un peu trop tôt ?
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Telle une Moby Dick des nuages…

On nous parle de baleines qui sont au centre de la production d’huile au sein de la communauté de Cordeus. Ces baleines sont tellement importantes pour les hommes qu’elles sont en voie de disparition. Pour remédier à cela, il y a une possibilité : trouver la source d’énergie des anciens, les Aetherkin. Pour cela, il va falloir rechercher tout indices permettant de retrouver la trace des anciens, malgré le fait que ce soit totalement interdit par la loi. C’est ainsi que démarre l’aventure : en sorte d’espion des temps Steampunk, vous partez à la recherche d’un moyen de sauver votre peuple mais aussi ces pauvres baleines qui ne sont plus qu’une poignée.
Cela ne vous empêchera pas, cependant, des les embrocher avec votre marteau-piqueur quand vous en rencontrerez, voyageant paisiblement dans le ciel avec votre vaisseau/maison du plus bel effet : du bois, des salles, des canons, des moteurs, des hélices, tout cela accroché à un gigantesque ballon permettant de voguer de case en case sur une carte assez grande pour vous tenir en haleine de nombreuses heures. Le monde et la carte de WindForge sont divisés en trois couches : le haut, le milieu, le bas, pour trois environnements très différents. Oui, seulement trois, c’est peut-être peu pour les habitués des Terraria-like.
Comme tous les jeux du genre qui se respectent, WindForge vous permet donc une totale liberté de création et de destruction. En plus de votre marteau-piqueur permettant de tout creuser et casser pour en récupérer des ressources, vous possédez deux outils “loupe” très intéressants. L’un vous permet, avec un passage au clic sur les objets et constructions de votre vaisseau, de tout reconstruire en un clic comme avant, pendant que l’autre loupe permet de tout détruire (dont les créations des vaisseaux ennemis, ce qui vous permet de récupérer des ressources).
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L’exploration difficile

On aimerait beaucoup se poser sur une petite île volante comme on en voit par centaine pendant notre périple, pour creuser jusqu’à plus soif et récolter un maximum de ressources. On le fait, mais pas assez souvent : la faute à une difficulté assez énorme ou, par exemple, le sol que vous creusez s’effondre souvent pour vous laisser vous prendre des débris sur le crane. On meurt souvent sans s’en rendre compte parce que nous étions dans l’axe d’un éboulement, ayant tellement l’habitude de “creuser tranquille” dans les autres jeux du genre. L’idée est vraiment bonne, sur cela il n’y a aucun problème, mais elle rend la recherche de ressources très frustrante et difficile.
Au fur et a mesure du jeu vous découvrirez des recettes de Crafting et évidemment, il sera possible d’habiller entièrement votre personnage comme bon vous semble avec du matériel de qualité et plus défensif que ses simples habits du début. Néanmoins, même là, le jeu se trouve être très aléatoire en termes de difficulté ce qui rend l’équipement souvent trop ou pas assez efficace. On ne sait jamais où on en est sur la courbe d’évolution du personnage face à des ennemis dont la force est cachée avant qu’ils ne vous envoient une boule de feu détruisant absolument tout votre vaisseau d’un coup.
Visuellement, le jeu est tout aussi difficile à comprendre. Mélangeant plusieurs genres graphiques en même temps, n’ayant pas toujours le même trait (surtout au niveau de character design des Boss), WindForge sent le travail d’anciens amateurs qui se confirment de plus en plus, qui tentent de produire quelque chose de globalement crédible, mais il n’y arrivent pas toujours. Cela gène la progression dans le sens ou on s’immerge dans cet univers avec facilité et que ces quelques couacs nous en sortent quelquefois. Heureusement, le jeu a un bon paquet de qualité évidente : il est très amusant, pour commencer.
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Pas vraiment terminé !

Se perdre, créer, fouiller, tirer sur des ennemis, embrocher un vaisseau averse pour le voir s’écrouler et jouer avec toutes les possibilités libres du jeu n’est clairement pas à prendre à la légère. Ce sont des qualités bien réelles, pour un WindForge qui se révèle très amusant même en l’état. Tout juste sorti du Early Access au moment ou vous lisez ce test, le jeu de Snowed In Studios en a dans le ventre mais n’est pas encore totalement maîtrisé par ses créateurs. Néanmoins, on s’y amuse sans mal et surtout on y trouve des quêtes et des objectifs pour tout ceux que le “tout-libre” ennuie terriblement.
Les combats contre les Boss sont aussi très amusants. On y joue du grappin pour s’accrocher partout, rebondir, esquiver les tirs, avant de sortir son arme pour viser la tête ou les endroits les plus sensibles. Les combats sont longs, passionnants et on aimera y revenir un peu plus évolué pour faire la fête à celui qui vous à terrassé quelques minutes auparavant. Une vraie surprise que ces affrontements, même si encore une fois les Boss sont visuellement trop originaux pour être crédibles face au reste du monde de WindForge.
Il y aurait beaucoup à dire encore, mais la découverte reste essentielle. Le monde dynamique où ce que vous y détruisez persiste à rester détruit, les rencontres aléatoires, la montée en niveau avec des points à mettre dans certaines caractéristiques, la possibilité de “creuser” une baleine décédée pour vous faire un vaisseau tout en blocs de viande… Toutes ces idées, ces délires, sauvent réellement le jeu. Il n’est pas terminé, il manque vraiment de finition et devrait posséder une difficulté beaucoup moins aléatoire pour plaire et ne pas lasser le plus grand nombre de joueurs, mais WindForge n’en reste pas moins un bon projet, un vivier à originalités dans un monde plus quelconque. On garde la foi et on espère que des mises à jour futures viendront corriger le tir. Il y a moyen !

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