Starpoint Gemini 2

Des jeux dans l’espace, on en voit beaucoup ces derniers temps. Le genre revient à la mode depuis que Elite et Star Citizen se tirent la bourre. Il n’empêche qu’avant eux, Starpoint Gemini avait tenté de percer. Cette suite est donc très attendue par quelques fans et les nouveaux-venus peuvent logiquement avoir toute la curiosité de s’y intéresser. Que vaut-il donc, réellement ?

C’est quand même beau, l’espace…

Distribué par Iceberg Interactive, comme Endless Ocean par ailleurs, il en reprend (curieusement ?) le même type de tutorial à numéros. Ceux qui ont joué à l’excellent 4X de Amplitude savent de quoi je parle et on se demande bien qui a copié/emprunté le principe de l’autre. Il n’empêche que c’est un concept très efficace : les explications sont claires avec des numéros posés sur la même interface que vous utilisez, histoire de vous y retrouver. Avec plusieurs sections et une « encyclopédie » pour y revenir histoire de se remémorer quelques conseils. Bref, Starpoint Gemini 2 est très bien expliqué et c’est tant mieux, tant il est vaste.

Qu’est-ce que c’est concrètement ? Starpoint Gemini 2 vous propose de jouer seul (pas de multijoueur) dans un gigantesque système solaire en libre accès total. Avec votre vaisseau, vous pourrez jouer du canon (avec quelques caméras « tourelles ») mais aussi profiter des actions classiques des jeux du genre : transporter du matériel, tenter de le revendre plus cher sur une autre planète et combattre des pirates de l’espace pour leur voler leurs morceaux de vaisseaux encore viables.

Une dose de RPG a été ajouté au gameplay, histoire de. Ainsi, votre pilote possède un niveau d’expérience qui augmente en fonction de ses actions. C’est ainsi que vous saurez si oui ou non, vous pouvez combattre un ennemi : en comparant votre niveau (même si concrètement il y a moyen d’exploser un ennemi d’un niveau élevé avec quelques gros missiles bien sentis). Des compétences sont aussi affiliées aux chiffres de votre clavier, boostant votre bouclier, améliorant votre attaque ou bien d’autres possibilités. La mention « RPG » n’est donc pas là pour rien, même si concrètement… c’est très gadget.

C’est quand même vide, l’espace…

Le jeu est beau, c’est une vérité. Trop lisse peut-être, mais rapidement il y a de quoi prendre de jolis screenshots. Néanmoins, il pêche par une technique qui manque de punch, avec par exemple des sauts en hyperespace qui ne se font qu’avec un écran de chargement (simulant un tunnel étoilé, certes, mais cela reste un chargement). Les explosions sont aussi un peu chiches et s’approcher trop des ennemis vous montrera des textures peu élaborées (quand la coque ne se rend pas invisible pour vous montrer l’intérieur du modèle de vaisseau, ça craint). Bref, il est beau à l’extérieur, mais il ne faut pas trop creuser.

Le gros problème de Starpoint Gemini 2, c’est qu’on s’y ennuie trop facilement. Si vous êtes du genre à vouloir désactiver les combats d’un Skyrim et à gambader d’un point à l’autre sans autre distraction que le décor, alors Starpoint Gemini 2 vous accrochera facilement. Mais sinon, il manque clairement de punch. On est tout seul dans ce qui ressemble à une géante zone de MMO et par conséquent, traverser d’un bout à l’autre la carte procurera beaucoup d’ennui. On rencontrera de temps à autre quelques pirates, les missions secondaires se ressembleront toutes (des points sur la carte qui vous demandent de patrouiller, d’analyser une anomalie ou de livrer une commande) et seul le scénario tente de motiver les troupes.

Beau, mais creux

Sauf que même le scénario ne rivalise pas de génie avec ce qui se fait depuis des lustres dans le domaine. Très mal doublé en anglais (le jeu n’a pour l’instant pas de traduction française), l’histoire de Starpoint Gemini 2 est très simpliste et est un gros prétexte à la découverte d’une carte que vous aurez de toute façon vite fait d’explorer avant que le scénario ne vous le demande.

C’est un bon jeu, loin s’en faut, mais il sort un peu trop tard. Toutefois, ne l’enterrons pas trop vite : il a beaucoup de belles choses à proposer et les heures passées dessus pour ce test n’ont pas été toutes ennuyeuses, bien au contraire. Si vous aimez l’exploration et que vous avez le temps de vous y consacrer, Starpoint Gemini 2 saura vous satisfaire. Aussi, la communauté autour du jeu semble bien lancée puisque le Steam Workshop est déjà rempli de petits mods intéressants. Totalement ouvert aux modifications, le jeu de Little Green Men Games pourrait bien trouver son salut dans ce domaine…

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

5 pensées sur “Starpoint Gemini 2

  • 04/12/2015 à 10:50
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    Merci pour le test, par contre si vous pouviez vous abstenir de confondre “ennuyeuses” et “ennuyantes”, ça serait sympa pour la langue française…
    A moins que vous ne fussiez Québécois, bon, et là c’est moi qui fais du racisme linguistique.

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    • Skywilly
      04/12/2015 à 12:31
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      Très bon point ! J’avoue qu’il m’arrive très souvent d’utiliser Ennuyante et Ennuyeuse même dans la vie courante. C’est le genre de fautes dont il est très difficile de se débarrasser, la faute à une utilisation quotidienne erronée.

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      • 01/04/2016 à 15:25
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        Ces rien, il n’y a pas mort d’homme, mes je passe mon tour pur ce jeu, comme pour le nouveau Elite qui été avant l’un de mes jeu préférer dommage.

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  • 01/04/2016 à 10:09
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    Merci pour ce test, je viens d’acheter ce jeux puisque que je suis un garçon qui aime que rien ne bouge trop vite.
    lors du premier commentaire on vous reproche d’ abimer la langue française “(par contre) si vous pouviez vous abstenir de confondre “ennuyeuses” et “ennuyantes” Dans la langue surveillée, on écrira plutôt « en revanche » pour ne fâcher personne.

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