Gamescom 2016 – Preview : Airheart

Se trouvant quelque part au milieu des stands abritant l’enclave suisse du jeu indépendant, j’ai eu l’occasion de poser mes mains sur le shoot them up roguelike de Blindflug. Airheart a une genèse qui remonte au premier jeu du studio, Cloud Chasers. Ce dernier nous mettait aux commandes d’un père et de sa jeune fille tentant de rejoindre les cieux, où des îles flottantes sans sucre ajouté offraient un semblant de vie agréable. Bien plus en tout cas que dans le dangereux désert que leurs pieds foulèrent.


Petit avion deviendra grand ?

Airheart fait donc directement suite à ce jeu en nous introduisant une fois de plus à cet univers au travers de la jeune fille qui a désormais bien grandi. Cette fois-ci, point de terre sous ses pieds, mais le vide et les nuages. Elle dirige son petit garage à avion à bi ou multiples moteurs, qu’elle arrangera à l’envie. En effet, selon les modules que l’on aura réussi à débloquer avec l’argent gagné lors de nos sorties, il sera possible de panacher notre coucou selon nos désirs.

Ainsi, que cela soit la coque, les ailes, le moteur ou l’armement embarqué, le choix est le nôtre à la mesure de ce que nous aurons débloqué. Autant l’avouer que cela devrait donner des avions intéressants en terme de style, le jeu affichant un agréable graphisme dans une sorte de cell shading mignon et coloré. La jouabilité elle-même de l’engin est fort agréable. Le stick gauche sert au déplacement, tandis que le droit sert à indiquer la direction de son tir. Simple comme bonjour.


Roguelike aérien

La prise en main est d’ailleurs immédiate. La maîtrise de l’environnement et des dangers l’occupant beaucoup moins. Airheart repose sur une évolution graduelle de la difficulté. Il est ainsi composé de différents étages, jusqu’à huit au total si je me rappelle bien. Quand je parle d’étages, je veux dire que en quelque sorte, le ciel est ici divisé en niveau, chacun accessible après avoir rempli certaines conditions en passant par une espèce d’élévateur.

Cependant, passer d’un étage à l’autre implique d’être prêt. Roguelike oblige, la mort ne vous pardonnera pas sans pour autant être injuste. Les pièces d’avion précédemment obtenues le resteront malgré votre trépas. Mais comment vous enrichir me direz-vous ? C’est en vérité assez simple. Il existe dans le monde de Airheart des espèces de poissons véritablement volants qui ont en eux une sorte d’huile très recherchée. Et donc coûteuse.

C’est en récoltant ces mêmes poissons au grès de vos expéditions, et en retournant à votre base située tout en bas que vous pourrez ainsi obtenir suffisamment de maille pour pimper votre étalon du ciel à l’envie. Je dois quand même vous mettre en garde, car ayant perdu toute ma vie, mon avion s’est alors mis à se crasher, selon les lois de la gravité, vers le bas. Il est dans cette situation tout de même possible d’essayer d’atterrir sur la piste de notre base et ainsi de sauvegarder l’huile récoltée.


Airheart s’est révélé agréablement jouable à la manette. Les ennemis rencontrés étaient de plus en plus difficiles à l’image de ces gros porteurs entourés de plaques de métal les protégeant de nos tirs, nous obligeant à les feinter en ne tirant que du côté où ils n’étaient pas couverts. Un peu de stratégie devrait donc parfois être nécessaire. La grande inconnue restant à savoir comment le gameplay arrivera à se maintenir sur la longueur, et surtout s’il arrivera à suffisamment se renouveler pour donner envie d’aller toujours plus haut. Il doit sortir très bientôt en early access sur Steam avant une sortie définitive que l’on nous promet plus riche et plus complète. A surveiller de près.


Vasquaal

Vasquaal

On dit de lui qu'il jouerait sur un clavier sans pavé numérique. De l'Apple IIe au pc survitaminé en gigahertz, il subtiliserait tel un ninja numérique le loot de ses potes dans les jeux en ligne pour mieux s'enorgueillir d'un "Muhahahaha". Certains disent même qu'il va se tatouer un jour "Aladin Snes is the best" sur la fesse gauche. D'autres disent simplement qu'il est fou.
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