Deadfall Adventures

Deadfall Adventures

Les développeurs du très moyen Painkiller : Hell and Damnation reviennent sur le devant de la scène avec un jeu totalement original. Enfin ça, c’est sur le papier. Parce qu’une fois la partie lancée, ce FPS ressemble curieusement à un certain jeu à la troisième personne…
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James Lee Quatermain, explorateur

Inspiré des romans mettant en scène le célèbre aventurier Allan Quatermain en nous proposant de suivre son fils complètement à l’opposé, beaucoup plus immoral et peu humain, Deadfall Adventures commence déjà avec un gros cliché : celui de l’antihéros. Il fera équipe avec une jeune Anglaise farouche (bah tiens) contre des nazis pilleurs de tombe (sérieusement ?) qui tentent de récupérer un incroyable trésor ancestral pour donner au Furher de quoi dominer le monde. D’accord, c’est complètement cliché, mais attendez-vous au pire.
Trois destinations vont vous être proposées : du sable d’Égypte, la neige de l’Arctique et les temples Mayas. Mais dès les premières notes de musique sur le menu principal, on reconnaît quelle est la référence principale des développeurs de chez Farm 51 : Uncharted. On pourra dire tout ce que l’on veut de cette trilogie crée par Naughty Dog, il y a quelque chose qu’elle fait magnifiquement bien : elle propose une atmosphère, un style, un univers très particuliers reconnaissables entre pleins. Deadfall Adventures se contente de tout lui voler, de la musique au héros, des situations aux trésors à déceler, de la sidekick féminine téméraire au vieux mentor. Sauf qu’il reprend tout cela dans un FPS bas de gamme…
Le jeu se compose de deux styles. Du bourrin, pour commencer, où vous tirerez sur des Allemands venus vous gêner dans votre course au trésor ancien, mais où il s’agira aussi d’illuminer des momies avec votre lampe torche pour les affaiblir et vous en débarrasser. En parallèle, vous aurez des moments d’énigmes vous proposant de sortir un bloc-notes qu’on pourrait qualifier de magique et qui, en toute circonstance, possède une petite indication pour vous dire ce que vous devez faire. Vous cliquerez sur des stèles, échapperez à des pièges, bougerez quelques miroirs, tirerez sur des plaques dorées, tout cela pour enclencher des mécanismes souvent très simples et peu logiques qui font office de moment de réflexion souvent plus frustrant. La recette est bonne, le problème est davantage dans sa conception.
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Une aventure au rabais

Amusante à découvrir, l’histoire de Deadfall Adventures est digne du plus grand téléfilm nanar en Direct-to-DVD tant elle est inconsistante et prévisible à tous les instants. Mais le problème n’est même pas là : un mauvais récit peut être sauvé par un bon gameplay, chose que ne possède même pas Deadfall Adventures. L’intelligence artificielle des ennemis est complètement à l’ouest avec des couvertures illogiques, des têtes qui sortent à tout moment pour faciliter les headshots et des grenades lancées n’importe comment. Ils ne vous cherchent pas, se contentent de tirer sur des cibles et du moment que vous vous cachez, même juste devant eux, vous serez en sécurité.
La visée est extraordinairement imprécise. Nombreuses sont les balles n’ayant jamais atteint leur cible dans ma longue session de jeu et ce, sans qu’il soit possible de l’expliquer. Sans parler de ce moment fort agaçant de Boss de fin de niveau qu’il m’était impossible d’affronter jusqu’à ce que je me décide à le viser de loin, en rafale, à la mitraillette… Ce qui a validé la cinématique de « victoire » sans que j’aie eu besoin de réellement l’affronter, en deux temps/trois mouvements. Incompréhensible vous-dis-je. Et souvent fort buggé.
Deadfall Adventures a plusieurs gros défauts : il copie Uncharted à tous les niveaux au point que ça en devient honteux et inexcusable, il ne propose aucun bon feeling de gameplay, il offre une visée catastrophique, une intelligence artificielle au ras des pâquerettes, un scénario d’une indigence rare et se prend constamment au sérieux avec des blagues ratées, un couple principal très énervant et cliché, des situations rocambolesques souvent ridiculisées par les dialogues et la progression et bien entendu, tous les moments d’aventure (en rail, sur un wagon, en descente dans la montagne sur une corde…) sont automatisés.
En tant que joueur vous ne faites que suivre une histoire insipide, tirer sur des ennemis qui ont besoin d’un chargeur entier pour mourir et bien sûr, l’ennui s’installe rapidement. Quant au multijoueur, il est tristement mais logiquement déserté.

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