SBK Team Manager

Disponible uniquement sur support mobile, SBK Team Manager s’annonce unique en son genre en proposant pour la première fois de prendre la tête d’une écurie de moto. Le but sera alors d’atteindre le sommet, devenir champion du monde, en seulement quatre saisons. Il faudra surpasser les autres écuries déjà bien en place et des pilotes bien plus expérimentés. Pour cela, les développeurs peuvent s’appuyer sur les licences officielles de Superbike, regroupant les vrais modèles de motos comme les noms réels des équipes et des pilotes. Assurément un bon point pour les amateurs de deux roues.

Hormis ces points, le contenu sera assez commun aux quatre roues. Il faudra recruter son personnel, choisir ses sponsors, financer la recherche, avant de débuter les premières courses. Les séances de qualifications seront l’occasion de mini-jeu tandis que la course, la vraie, nécessitera un suivi plus attentif, une vue globale du circuit. La gestion des types de pneus, de leurs usures, de la quantité de carburant embarqué et de l’agressivité de vos pilotes sont des exemples de variable possibles durant ces nombreuses boucles.

La vue 3D, même si appréciable, sera sans doute bien accessoire pour la grande majorité des joueurs qui préfèreront gérer depuis une vue plus éloignée ou qui ne pourront en profiter par la petitesse des écrans (même s’ils ont tendance à s’agrandir au fil des ans).

Prévu pour cette fin d’année, le jeu sera disponible en toutes les principales langues et pourrait avoir son petit succès, à condition d’être à un tarif correct.

Les MMOs de Perfect World

Cette Gamescom aura été l’occasion pour Perfect World de faire quatre annonces, dont deux concernant leurs MMO à succès que sont Neverwinter et Star Trek Online. Les deux se voient ajouter des extensions, toujours gratuites (et ils s’en amusent au vu des récentes sorties), qui prolongent un peu plus la durée de vie en rappelant les anciens joueurs tout restant plus ou moins accessibles à ceux qui voudraient aujourd’hui en faire la découverte.

C’est donc la dernière série télévisuelle, Star Trek: Discovery, disponible chez Netflix en France, qui alimentera la nouvelle extension dédiée à Star Trek Online. Cette extension contiendra trois chapitres dont un tutoriel, pour une aventure dans les lieux de la série, en plein conflit entre la Fédération et l’Empire Klingon. Il sera possible de créer un personnage débutant directement en l’an 2256, qui rejoindra ensuite l’aventure commune par un saut dans le temps, comme ce fut le cas dans les précédentes extensions. Enfin, notons que le joueur sera accompagné de la scientifique Tilly, et que l’actrice a prêté sa voix pour l’occasion. En plus de cette nouvelle campagne, quelques changements sont attendus dont par exemple les points de réputations. On peut également croire à l’ajout d’uniforme et de nouvelles races pour la Fédération.

Coté Neverwinter, c’est la région de Bavoria qui ouvre ses portes aux joueurs. Une zone marquée par les contes vampiriques, impliquant pour la première fois un cycle jour/nuit qui influera directement sur la puissance des ennemis rencontré. Si la campagne se révèle difficile et réservé aux joueurs les plus avertis, elle permettra toutefois de bénéficier d’un équipement complet pour tous les personnages atteignant le niveau maximum. Sans être extraordinaire, il sera une bonne aide avant la recherche d’un nouvel équipement plus adéquat pour votre champion.

We. The Revolution

La Révolution française fut une époque bien sombre. Derrière les apparentes revendications populaires se cachaient surtout une lutte de pouvoir entre la noblesse et la bourgeoisie. Et lorsque ces derniers eurent remporté le conflit, ils firent tout pour se maintenir, se vengeant et écartant toute forme d’opposition. Dans We. The Revolution, vous incarnerez un juge durant cette période de trouble, coincé entre votre sens de la justice, les intrigues politiques et les volontés de vos proches. Un violeur révolutionnaire doit-il être condamné si la victime est une jeune aristocrate ? Et si la victime est une proche de votre famille ? Et si l’accusé est soutenu par Robespierre en personne ? Voici le genre de choix auxquels vous devrez faire face. Serez-vous juste ou pragmatique ? Vous ne voudriez pas perdre la tête trop rapidement.

Le jeu du studio polonais Polyslah reprend les codes d’un excellent Paper Please. Une fois passé le didacticiel qui vous fera condamner Louis XVI – parce qu’il faut bien lancer le jeu – plus d’une centaine d’affaires seront disponibles, ponctuées d’intrigue politique et de moments familiaux. Les affaires vous demanderont de relire tous les rapports, faire le lien entre les informations importantes et poser les bonnes questions pour découvrir si l’accusé est réellement coupable. Mais, même avec cette information, rien ne vous obligera à prendre la décision la plus juste. Vous aurez la possibilité de libérer un coupable, ou d’orienter les questions de telle sorte que le jury rejoigne votre décision, ou encore de simplement prononcer la sentence dès l’arrivée de l’accusé sans aucune étude du dossier. Il ne faudra toutefois pas abuser de cette dernière alternative.

Entre chaque affaire, la carte de Paris divisée en quartier se présentera à vous. Là seront schématisés les luttes de pouvoirs entre les trois grandes factions : aristocratie, révolutionnaire, peuple. Vous pourrez alors tenter d’user de diplomatie afin de calmer les tensions avec les groupes qui vous sont le plus hostile. En d’autres moments, ce sont des diners de famille, des conversations avec vos proches, qui vous permettront d’en apprendre plus sur votre sort et vos soutiens. Une charge aussi importante n’est pas toujours compatible avec une vie sereine.

Annoncé pour l’automne 2018, We. The Revolution, ce jeu narratif aux graphismes si particuliers, a tout pour plaire et est logiquement un autre de mes coups de cœur de cette Gamescom 2018. Les affaires nombreuses et variées pourraient permettre une grande durée de jeu, tout comme la promesse d’une bonne rejouabilité, car même si les affaires peuvent déjà être connue elles interviennent de façon aléatoire et n’imposeront donc pas les mêmes conséquences. Enfin, We. The Revolution pourrait refaire découvrir aux joueurs une époque méconnue et souvent mystifiée de l’Histoire de France.

Orch Star

Dans ce jeu de stratégie en temps réel, les développeurs Suédois nous proposent de contrôler une flotte de vaisseaux et de partir à la conquête de l’espace suivant un scénario sur base de rébellion, ou simplement en escarmouche jusqu’à quatre joueurs.

Le principe est simple. Vous débuterez avec une flotte de quelques vaisseaux et devrez conquérir votre première planète. Chaque planète est productrice d’un nombre définit de vaisseaux, grandissant votre flotte ou remplaçant vos pertes. Il vous faudra donc en prendre toujours plus, afin d’agrandir toujours plus votre puissance et anéantir votre adversaire. Pas de bâtiments à construire, pas de construction d’unité non plus, vous ne ferez que diriger vos troupes d’un point A à un point B. En clair, c’est un Risk de l’espace en temps réel, ou pour les connaisseurs un Eufloria.

Et c’est bien là le problème. Même si le jeu est honnête et parait agréable pour les amateurs de ce genre, Orch Star n’innove pas réellement et propose une campagne bien trop courte (même si de plus en plus difficile) pour occuper réellement les joueurs qui devront rapidement se tourner vers le mode multijoueur. La 3D, qui pourrait être un argument d’innovation n’est pas du tout exploitée sur la version PC et ne semble être intéressante que pour la VR, que je n’ai pas pu tester.

Il faudra attendre encore plusieurs mois avant une version finale, le temps sans doute pour les développeurs d’ajouter de nouveaux éléments et de corriger ces nombreux défauts. Sans être horrible, Orch Star peine à convaincre en l’état actuel sur une version PC.

World of Tanks: Mercenaries

Sortie exclusivement sur console (Xbox One X et PS4 Pro), World of Tanks: Mercenaries se démarque de la version PC et celle mobile en étant développé par une équipe nouvelle basée à Chicago. Tout en restant en lien avec le projet initial sur PC, les développeurs se concentre sur une version bien plus arcade, certainement plus adaptées à un public console et les contrôles qui vont avec. Ils se permettent ainsi de déroger à l’Histoire et de proposer de nouveaux scénarios. En plus d’offrir des campagnes inédites, cette version inclut désormais les mercenaires qui viennent rejoindre les neuf nations déjà en places.

Contrairement aux nations habituelles, les mercenaires n’auront plus besoin d’enchainer les combats sans but, les uns après les autres, afin de faire augmenter leurs points de rechercher et débloquer de nouveaux véhicules. Ce sont désormais des contrats qui leur seront proposés, sous forme de missions simples (gagner une bataille) ou plus complexes (détruire cinq chars sans prendre un seul coup). Chaque réussite permettra d’obtenir des éléments de tanks et ainsi de customiser votre armement. Un canon de Panzer allemand, sur une carcasse de Sherman américain avec les chenilles du Churchill britannique ? C’est désormais possible.

Déjà disponible sur les serveurs, Wargaming pourrait bien convaincre de nouveaux joueurs ou rappeler les anciens. Avec seulement 19 millions de joueurs, contre 90 sur mobile et 180 sur PC, la marge de progression est encore possible.

Darksburg

Darksburg est le tout dernier projet des développeurs de Northgard, Shiro Games. Vous n’y verrez cependant aucun lien, si ce n’est la vue en hauteur qui me ravit tant. Car Darksburg est un jeu action/survie à quatre joueurs où il leur sera demandé de survivre aux nombreuses vagues de zombies et autres infectés qui n’auront de cesse que de les attaquer. Vous l’aurez compris, cela s’inspire très largement de Left 4 Dead.

Pas de scénario, pas vraiment d’objectifs globaux, le but du jeu ne sera que de finir chacune des cartes qui seront toutes une réelle épreuve afin d’obtenir le butin de fin qui permettra d’améliorer son héro. Les développeurs ne feront pas de cadeaux aux joueurs, avec des zombies débarquant aléatoirement et ne laissant jamais aucun moment de répit, des créatures bien plus fortes, un système de frayeur qui rendra inefficace votre personnage s’il est assailli par un trop grand nombre d’ennemi et une rareté des soins sur la carte. Il ne faudra compter que sur chacun des héros et à leurs compétences particulières.

Ce dernier point est une nouvelle différence notable avec Left 4 Dead. Chacun des héros à ses propres spécificités, sa petite histoire personnelle et surtout ses pouvoirs. Un cuisinier combattant à l’aide de sa cuillère en bois d’une taille déraisonnable, une sœur en armure, une archère et son compagnon animalier, et un loup-garou s’attaquant aux hordes avec ses chaines de prisonnier et la porte de son ancienne prison en guise de bouclier, formeront l’équipe de quatre héros en tête d’affiche. D’autres seront implantés par la suite pour contenter l’ensemble des joueurs.

Prévu pour une sortie durant l’année 2019, Darksburg n’en est encore qu’à ses débuts de développement et il n’est donc pas impossible que ses nombreuses promesses ne changent d’ici là. Je vous conseille tout de même de garder ce titre en mémoire et de surveiller son développement de temps en temps, cela pourrait être une petite pépite.

War Thunder

Après les avions puis les chars de combats, la prochaine nouveauté proposée par Gaijin ne sera pas les navires de guerre tant attendus, mais les hélicoptères. Une nouvelle unité qui distinguera encore plus que jamais War Thunder de son concurrent développé par Wargaming.

Il est en effet difficile d’imaginer un conflit moderne, post guerre mondiale, sans penser à l’implication et au rôle toujours plus important des hélicoptères. War Thunder permettant de mêler plusieurs types d’unités différentes dans une même bataille, les hélicoptères y avaient donc tout logiquement leurs places. Cependant, dû au récent développement de ce type de véhicule, il faudra s’armer de patience et atteindre le Tier V afin de pouvoir piloter un tel appareil.

Pour rappel, War Thunder propose principalement des batailles réunissant aléatoirement deux équipes d’un même nombre de joueur et d’un niveau moyen équivalent qui ont pour seul but de se taper dessus et de remplir les objectifs. Cela permet alors de débloquer des points de recherches permettant de débloquer de nouveaux armements pour pouvoir taper toujours plus fortement. Un vrai jeu de réflexion de finesse et de scénario, qui pourtant réussi me faire son petit effet.

Les hélicoptères, eux, n’interviendront que dans les batailles terrestres, chars contre chars. À l’instar de l’intervention des avions sur ces cartes, il faudra réunir assez de points pour pouvoir prendre possession d’un hélicoptères pour une durée limitée. Ces appareils sont lents et fragiles et nul doute que la moindre unité antiaérienne pourra très facilement les forcer à un atterrissage brutal. Cependant, en jouant avec les reliefs et avec son armement de missiles et roquettes, les hélicoptères pourraient vite se montrer comme un réel danger pour l’ensemble des autres unités terrestres, même fortement blindés. N’ayant aucunes données de combat purement aériens incluant des hélicoptères, les développeurs avouent avoir des difficultés avec ces possibles combats. Mais rien n’est exclus pour autant et ils pourraient bien réfléchir à des combats entre seuls hélicoptères.

En test durant cette Gamescom, les hélicoptères ne demandent que quelques secondes d’adaptation avant d’être pris en mains. Pour les commandes les plus arcades, cela ressemblera beaucoup aux contrôles des avions, mais évidemment les modes plus simulations existent pour les plus passionnés. Enfin, il est bon de préciser que les États-Unis et l’URSS seront les seuls nations à en bénéficier dès la sortie, le développement d’autres pays devraient suivre au fil des mises à jour, avec beaucoup de patience.

Rise of Industry

Industry Giant. Un titre qui aura marqué mon enfance et que dont on retrouve ici l’essence, modernisé. Un brin de Factorio en plus, et vous avez une idée de ce qu’est Rise of Industry. Dans ce jeu il vous faudra bâtir un empire industriel afin de palier aux besoins des villes de la région et ainsi pouvoir toujours plus vous enrichir. Si le concept peut sembler aisé, les développeurs promettent une difficulté bien dosée pour que le joueur ne se repose jamais sur ses millions stockés en banque. La moindre mauvaise décision ou le moindre manque d’attention pourrait faire fondre toute votre richesse si durement accumulée. Polluer une région transformera les zones cultivables en déserts stériles. Couper des arbres en grand nombre et trop rapidement stoppera pour longtemps la production de bois. Mécontenter les habitants d’une ville pourrait interdire toute construction dans la région.

Vous commencerez par choisir l’une des filières, que ce soit le minage, le bucheronnage, l’agriculture… Après avoir vendu quelques stères de bois, vous voudrez alors produire du papier, puis des journaux, ou des meubles. Tout cela demandera de nouvelles infrastructures, de nouvelles connexions, et surtout un temps et un cout de recherche important. Et comme vos rêves de richesses et les besoins des villes ne cesseront jamais, vous aurez peut-être être l’envie de faire de la bière. Là, vous devrez alors partir sur une autre filière… Et ainsi de suite. Le but ultime, si cela vous convient, sera de construire le premier prototype de voiture. Autant vous le dire tout de suite, il vous faudra débloquer chacune des filières (sauf l’agriculture), multiplier les usines et maitriser parfaitement les connexions et les transports. Un travail de patience pour les plus férus de gestion. Les autres se contenteront sans doute d’une bonne économie ou d’un mod scénario sous forme de petits défis.

La sortie souhaitée pour le premier trimestre 2019 sur PC, Mac et Linux, Rise of Industry est déjà disponible en accès anticipé et ne cesse de croitre en se voyant ajouter de nouvelles fonctionnalités. Après sa sortie, deux années de développement sont encore prévus avant une version finale, sur laquelle se grefferont des DLC gratuits pour satisfaire l’ensemble de la communauté ainsi qu’une ouverture aux mods pour les plus créatifs. Même si le titre était déjà connu et sous surveillance, les nombreuses promesses en font l’un de mes coups de cœur de cette Gamescom 2018.

PDXCON 2018 : L’interview de Susana Meza Graham, COO

Comme je le rappelais dans le premier article concernant la PDXCON, L’événement était l’occasion de rencontrer l’équipe de développement et de parler directement et librement avec eux. Si mon niveau d’anglais et ma timidité n’a pas permis que cela se passe au mieux, j’ai tout de même tenu à interviewer un membre de Paradox Interactive, la vice-présidente Susana Meza Graham.

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PDXCON 2018, partie 2 : Les annonces

Après le retour sur la PDXCON, partie convention, vient le temps de faire un tour du côté des annonces. Deux jeux, trois DLC, et un nouveau support. Même si les derniers Surviving Mars et Battletech n’avait rien programmé, il y a eu tout de même de quoi contenter les présents. Moins d’un an après l’acquisition de Triumph (Age of Wonders et Overlord), l’annonce d’un nouveau titre fut d’aucune surprise…

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