oOo : Ascension

Au premier regard, on ne peut que craquer pour oOo : Ascension tellement il est mignon. Attention, pas mignon Bisounours, mais mignon miniature. Jeu de course de son état, oOo : Ascension se passe sur de toutes petites sphères pas plus grandes qu’une balle de tennis. On y pilote une sorte d’avion en papier du futur, qui devra parcourir un tracé le plus vite possible. Problème : tout hors-piste ou contact contre un objet détruira votre bolide.

Evidemment, au fur et à mesure des tracés, de nouveaux pièges et plateformes mouvantes apparaîtrons pour corser le tout. Malgré la surface de jeu réduite, les circuits sont plutôt ingénieux et nombreux (quasi cent niveaux), que l’on peut enchaîner sans sourciller tant que l’on ne cherche pas l’optimisation du score. Tout le sel du jeu vient de l’obtention des synchro-saintes médailles d’or, qui vous forceront à recommencer encore et encore jusqu’à réussi à grappiller les quelques centièmes de secondes nécessaires pour l’obtenir et frimer sur les tableaux mondiaux.

On ne lui trouve qu’un seul reproche : une interface de menu complètement illisible où on finit sur un bel Alt+F4 pour quitter le jeu, à défaut de trouver le bouton prévu à cet effet. Malgré cela, ce petit détail ne gâche en rien l’expérience de jeu.

Crim

Trailblazers

 
Sur le papier Trailblazers partait d’une excellente idée : mixer jeu de course et bataille de peinture “à la Splatoon”. Le principe est simple, chaque véhicule dispose d’une réserve de peinture qu’il peut déverser pour colorer la piste et obtenir un boost de vitesse lorsqu’il roule sur sa propre couleur. La jauge remonte petit à petit et il est même possible de la vider d’un seul coup pour tirer sur un adversaire et l’immobiliser temporairement.
 
C’est donc tout joyeux que j’ai lancé le jeu, pensant passer une excellente soirée sur un jeu de course mettant pour une fois l’accent sur la coopération. J’ai malheureusement très vite déchanté. Pour les points positifs ça va aller vite, je n’en vois que deux : la direction artistique colorée est agréable à l’oeil et il y a pas mal de modes de jeu différents. Tout le reste ou presque est raté. Les bruitages aigus sont insupportables, la bande-son donne en permanence l’impression d’écouter du sous Jet Set Radio, les collisions sont immondes, les véhicules se trainent même à vitesse maximale… c’est l’ennui total.
 
En ligne il n’y a personne et même en local à quatre joueurs le jeu ne prend pas tellement il est lent. Pire, puisqu’il n’y a pas de pouvoirs spéciaux ou d’objets et que rouler dans la peinture adverse n’inflige aucun malus, on finit par jouer sans profiter du concept de base qui parait totalement sous-exploité. Dommage, je m’attendais à beaucoup mieux.
 
Bestio

Lightfield

Les jeux de courses futuristes représentent un genre à part. Sans doute parce que même bien avant F-Zero pour le Mode 7 de la Super Nintendo, on a su que ce genre pouvait être prétexte à de bonnes démos techniques. Déjà en 1984, un jeu comme Cosmos Circuit tentait de démontrer la supériorité du Laser Disc dans les salles d’arcade. Pod restera dans l’histoire comme un des pionniers des cartes 3d sur PC. Crash’n’Burn fut conçu pour vendre des 3DO. Quant à la série WipEout, outre la claque monumentale qu’a constituée le premier épisode sur PlayStation, elle a figuré dans le line-up de lancement de la PSP, puis de la Vita. Depuis quelques années, plusieurs studios indépendants ont fait le pari de montrer leur savoir-faire sur ce type de jeu requérant à la fois vitesse, fluidité et recherche en identité visuelle et sonore. Avant Lightfield dont on parlera dans cette critique, on a notamment connu la série des Fast de Shin’en sur consoles Nintendo, dont le dernier épisode Fast RMX fut d’ailleurs un jeu de lancement sur Switch, détail très pratique pour boucler la boucle dans cette introduction.

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BAFL – Brakes Are For Losers

J’ai beau ne publier sur GSS qu’une fois toutes les lunes de sang, cela n’empêche pas mon rédac’ chef préféré d’être toujours parfaitement à l’écoute de mes désirs. À peine ai-je évoqué « arcade » dans la liste des types de jeu qu’il me plairait de tester, qu’il m’a demandé direct si j’étais tenté par une distribution de BAFL. Eh oui, que voulez-vous, on est comme ça, entre lui et moi, ce n’est que de la tendresse. Bref, je m’égare : avec BAFL – Brakes Are For Losers, je voulais de l’arcade et je n’ai pas été déçu. Enfin, si, quand même un peu…

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Cars 3 : Course vers la Victoire

Nos « amis » d’Avalanche, les mêmes responsables de ce sympathique second opus, mais aussi de la débâcle Disney Infinity, se sont occupé de l’adaptation du troisième film. Rappelez-vous, Cars 2 avait eu le droit à une très sympathique adaptation (à la conclusion très amusante à lire de nos jours). Sont-ils parvenus, maintenant qu’ils bossent pour WB Games, à continuer sur leur lancée ?

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Intergalactic Road Warriors : une certaine illisibilité

Il va vite, en 2D, il est furieux et se laisse amadouer facilement même par de nouveaux joueurs… Mais il va tellement vite qu’on y voit finalement pas grand chose ! Est-ce que malgré cela, Intergalactic Road Warriors sort du lot dans sa version Early Access actuelle ?

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Mantis Burn Racing

Je dis toujours que je n’aime pas les jeux de voiture sauf ceux de rally. C’est en partie vrai car j’adore également ceux typés arcade (Ridge Racer, Fun Tracks, Skidmars pour les anciens…). J’ai donc accueilli avec joie ce Mantis Burn Racing qui me promettait des heures de bonheur à déraper dans tous les sens pour enchaîner les premières places.

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Clustertruck

C’est marrant : alors que j’adore jouer à des jeux aussi pétés que Goat Simulator, j’ai toujours beaucoup de méfiance envers les titres « pour youtubeurs » tels que ce Clustertruck. Finalement, ils semblent plus « légitimes » et reposent sur un vrai gameplay pour se mettre en avant mais malgré cela, je suis sur la défensive. Et puis vient le jeu, et je passe pour quelqu’un de franchement stupide à ne pas y croire alors que tout le monde s’emballe.


clustetruck-1


Dis camion…

Des camions roulent à une vitesse hallucinante sur des routes même pas finies d’être construite et toi, personnage joueur lambda sans charisme ni histoire, tu décides de sauter sur eux pour atteindre une ligne d’arrivée imaginaire ? D’accord. Je peux t’aider ?

Voilà un peu ce qu’est l’histoire de Clustetruck. Dans des niveaux aux couleurs plus qu’épurées, vous avez le droit de sauter de camion en camion pour atteindre votre but. Il faut alors maîtriser les sauts, l’atterrissage et la vitesse du tout. Forcément, ce n’est pas aussi simple et tout sera fait pour gêner votre progression : des virages, l’environnement qui vous bloque le passage, des objets à éviter… On peut compter sur les développeurs pour nous faire crier de haine à chaque ratage et ils seront nombreux. Parce qu’avant toute chose, Clustetruck est un Die & Retry à base de classements en ligne et de comparaison de taille de pot d’échappement.

Au style visuel très réussi, Clustertruck est aussi et surtout très intéressant pour son ambiance sonore. Loin d’être calme et pourtant pas énervante, cette dernière permet aussi rapidement de prendre un certain rythme entre le compteur du début, les différents camions sur lesquels atterrir et les obstacles à éviter. L’instinct y est pour beaucoup mais sans tous ces sons stressants, ces bruits de roues qui dérapent et cette odeur de pneu cramé qu’on sentirait presque, nul doute que le gameplay pourtant aux petits oignons fonctionnerait beaucoup moins bien.


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Livraison de fun

Ce qu’il faut aussi admettre, c’est que Clustertruck est d’une fluidité exemplaire. Pas une baisse de framerate pour vous gêner, des chargements rapides, tout est fait pour qu’on l’aime. Et ça marche. Car Clustertruck, c’est le jeu classique du « allez, encore une dernière ».

Si les niveaux sont assez variés, ils ne sont pas excessivement nombreux et on se les enchaîne rapidement. Attention, vous en aurez pour vos cinq heures (au minimum) de rage et de désespoir pour vraiment vous hisser au moins dans chaque tableau des scores du jeu et surtout, des petites idées vont venir améliorer la durée de vie. Comme les pouvoirs, permettant de placer sur les deux gâchettes de votre manette (ou des boutons de votre clavier) quelques modificateurs de jeu amusants comme un Dash vers l’avant, un bullet-time, un double saut et d’autres bonnes idées.

Quand on tient le problème, la petite touche de raté qui pourrait faire de ce jeu un titre moins exceptionnel qu’il n’y parait, alors il se précipite de nous rappelle furieusement à l’ordre. Saleté ! Allez, il y a bien un défaut… Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis retrouvé traversant la ligne d’arrivée par pure chance. Cela reste assez rare, mais tout n’est pas dans la maîtrise : quelquefois, le game design du jeu nous aide beaucoup et ce, malgré lui. C’est ça aussi, de faire de l’aléatoire avec du 38 tonnes.


Clustertruck est une vraie réussite. Malin, aux ambiances visuelles sublimes entre chaque monde à débloquer, possédant des modificateurs de jeu faisant réellement la différence d’une partie à l’autre, c’est un titre à conseiller dans tous les cas. Pour les « performers », pour les amoureux de jeu en direct sur Twitch, pour ceux qui aiment se passer la manette entre-amis ou même pour les débutants qui veulent ce qui se fait de plus frappé et réussi dans le genre. C’est de la bonne, vraiment.

Gamescom 2016 – Preview : Moto Racer 4

Pendant les années Playstation 1, la série Moto Racer faisait partie de ces jeux que je faisais en boucle, en solo et en multi, j’étais pas encore assez vieux pour savoir si c’était réellement de bons jeux, mais ils ont sans aucun doute laissé leur marque dans mes souvenirs, mais qu’en est-il de ce dépoussiérage avec un 4ème épisode ?

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Interview : StarPicker, le Speedrun autrement

On l’avait rencontré au Stunfest en 2015, Jean-Rémi Tessier semblait complètement convaincu qu’il était possible de faire un jeu de piste intelligent et loin d’un Mirror’s Edge somme toute très guidé. Le jeu continue son chemin, le développement est plus avancé encore et pour l’occasion, son créateur a accepté de répondre à nos questions…

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