Deck Hunter

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Deck Hunter

Développeur : L_Draven – Éditeur : L_Draven – Date de Sortie : NC

Difficile de ne pas immédiatement penser à Slay the Spire lorsqu’on lit le descriptif de Deck Hunter. Le concept est similaire, nous allons traverser un “donjon” généré procéduralement en lançant des sorts et attaques représentés par un deck de cartes sur les ennemis rencontrés. La question est donc : Deck Hunter est-il juste une copie ou a-t-il des choses à proposer ?

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Le pouvoir des cartes

Le but de Deck Hunter est de restaurer l’équilibre du monde de Klanojh, maudit par Glatta la déesse de la colère. Pour cela vous devez traverser de nombreux environnements et éliminer toutes les créatures qui se mettent en travers de votre route.

Le jeu est plutôt joli, il bénéficie d’une 3D très colorée vraiment agréable à l’oeil et c’est avec plaisir qu’on se balade sur une carte générale pour visiter les lieux intéressants (combat, feu de camp pour se reposer, roue de la fortune pour obtenir un effet positif ou négatif…).

Roguelike card game oblige, vous réglez les affrontements via vos cartes. Vous débutez chaque partie avec un deck de base contenant quelques cartes d’attaque, de défense ou utilitaires (soin, pioche…) et vous pouvez évidemment en récupérer de nouvelles bien plus puissantes au fil de vos combats.

A chaque tour de jeu les intentions de vos ennemis sont affichées (attaque, buff…) et vous devez faire au mieux avec les cartes piochées et votre réserve d’énergie. Je ne vais pas plus m’étendre sur le fonctionnement de base que de nombreux joueurs connaissent maintenant, je vais par contre lister les nouvelles idées apportées par Deck Hunter.

Des idées intéressantes

Premièrement, à chaque fois que vous utilisez une carte, un nombre inscrit sur fond rose baisse de un et une fois qu’il atteint zéro la carte évolue. Chaque carte possède trois niveaux de puissance pour infliger des effets de plus en plus dévastateur. Par contre attention, ça peut parfois modifier le coût de la carte et croyez-moi, quand une carte gratuite vous demande ensuite un point d’énergie pour être lancée ça peut totalement modifier votre façon de jouer.

Deuxièmement, Deck Hunter introduit un système de combo. Jouer deux cartes à la suite peut parfois déclencher des effets supplémentaires (des dégâts bonus, la pioche d’une carte, l’ajout d’un bouclier…). Au début le joueur n’en connait évidemment aucun, mais au fil de ses découvertes une encyclopédie se remplit pour lui rappeler tout ce qu’il est possible de faire. C’est vraiment une excellente idée qui ajoute une couche supplémentaire de réflexion lors de votre tour de jeu.

Troisièmement, vous pourrez parfois fusionner deux cartes ensemble. Là encore rien n’est listé, vous devrez faire des tests jusqu’à obtenir des combinaisons qui fonctionnent. J’aime vraiment ce côté découverte qui peut parfois renverser le cours de la partie (ou vous donner une carte inutile à la place de deux puissantes si ça n’a pas fonctionné).

Dernier point intéressant, chaque partie vous permettra de récupérer diverses ressources (bois, peaux…) pour ensuite fabriquer des pièces d’armure ajoutant un bonus pour tous vos prochains essais (quelques points de bouclier en début de tour, pioche d’une carte supplémentaire, etc.).

J'avais vraiment peur que Deck Hunter ne soit qu'une copie mal inspirée de Slay The Spire mais ce n'est heureusement pas le cas. S'il en reprend évidemment les grandes lignes, il y a suffisamment d'ajouts intéressants pour lui donner une identité propre et j'aime beaucoup l'idée des combos et des fusions entre cartes, surtout que c'est au joueur de les découvrir au fil de ses essais. Le fait que les cartes se renforcent à mesure que vous les utilisez est également bien vu et j'ai hâte de découvrir les prochains ajouts. Une chose est sûre, je vais suivre l'évolution de Deck Hunter de très près.

Bestio

Bestio

Fan de shmup, de hack'n slash et plus globalement de tout ce qui est typé arcade. Si je teste un jeu, il y a de fortes chances que ça explose de partout et que l'écran soit rempli de boulettes.

D'autres Previews

Les jeux du Stunfest 2019

Reportage / Previews

Les jeux du Stunfest 2019

Le Stunfest de cette année fut un net succès et les journalistes français ne l’ont pas raté. Par conséquent, après avoir un peu trop live tweeté les jeux présents, j’ai rapidement décidé d’orienter mon article autrement et de prendre un peu de recul sur l’actualité des créations présentées à Rennes. Histoire de prouver, s’il est encore nécessaire de le faire, que la curation du Stunfest est des plus délicieuses et heureuse en termes de succès à venir. Voilà six titres qu’il ne fallait pas rater et qu’on vous conseille de suivre.

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Ce fut la première fois que le nouveau jeu de Flying Oak Games se retrouvait présenté en salon après avoir signé avec Dear Villagers et le succès fut tonitruant. Pas un seul moment de répit pour les créateurs qui voyaient la queue de joueurs ne jamais cesser de s’alimenter au fil des parties terminées. Scourgebringer a fait sensation et c’est mérité.

Il faut voir ces pixels bouger avec élégance, ce gameplay se greffant à nos doigts dès la manette empoignée, cette finesse de tous les instants dans les enchaînements de combos, pour comprendre à quel point ce titre est des plus prometteurs. Les niveaux, le contenu, les ennemis, la difficulté, tout était à l’état d’ébauche et ce n’était jamais un souci, tant la base du titre est des plus parfaite. Plus qu’encourageant, Scourgebringer est un titre évidemment à suivre. Mais vous le savez surement déjà, non ?

Véritable surprise du salon, dans le sens étonnant du terme, cette simulation de pistes de ski et de tire-fesses bien placés étaient à l’état d’ébauche sérieuse et s’articule autour de deux promesses : une économie unique basée sur le bonheur des gens qui s’aventurent sur vos pistes et une construction intelligente et facile de ces dites pistes dans une poudreuse au look minimaliste et adorable.

Pas sur que les développeurs s’attendaient autant à émerveiller les visiteurs, mais Snowtopia n’a pas démérité face à tous les autres jeux “plus sexy” à présenter en salon. Ce type de projet n’est jamais évident à montrer dans un lieu ou les bornes d’arcades et la nervosité est mise en avant. Pourtant, les joueurs y ont joué, on adoré et se sont rapidement pris d’amour pour ce projet que l’on va suivre avec beaucoup, beaucoup d’intérêt.

Splasher est un jeu qui n’a pas eu le succès qu’il méritait, malgré sa grande qualité et notre Sélection GSS bien méritée. Pas grave pour les développeurs qui reprennent du poil de la bête et proposent un nouveau jeu, actuellement nommé Sbirz. C’est un parfait mélange entre Pikmin et Wonderful 101. Expliquons.

Vous devez alimenter un point central en petits êtres qu’il vous faut collecter dans l’environnement alentour. Au début plongé dans le noir, ce lieu vous met à la merci des ennemis qui tentent de vous croquer. En trouvant un petit être, un Sbirz, la lumière revient un tant soi peu sur votre héros vous permettant de jouer avec une meilleure vision globale de votre environnement. Le but est alors de collecter un maximum de Sbirz, jusqu’à un certain nombre demandé pour faire décoller une fusée qui vous mènera au niveau suivant.

Encore à l’état d’ébauche très avancée, le jeu à des mécaniques déjà vues autre part mais qui fonctionnent très bien. On est curieux de voir vers où vont se diriger les développeurs avec ce projet.

“Oh, mais c’est Zelda !”. J’ai fait rager plus d’une fois le créateur principal de ce jeu avec cette phrase assassine alors que son équipe en rigolait forcément, habitué à entendre cette sentence qui ne fait pas forcément plaisir. Mais Lastmoon ressemble vraiment à Zelda au premier abord. Pourtant, il est davantage un Seiken Densetsu dans l’âme.

Sans doute conscient de ce soucis, Lastmoon est surtout bien décidé à être Lastmoon et aucun autre ersatz de jeu vidéo déjà connu. Le personnage est encore trop lent et on sens que le projet a encore pas mal de mois de développement devant lui, mais l’ambiance, le visuel, les musiques, donnent un titre qu’on a clairement envie de suivre, d’aimer et de voir aussi bon qu’espéré à sa sortie. On y croit !

C’est l’histoire de trois personnes qui n’avaient jamais fait de jeu vidéo et qui s’y sont lancé comme ça, juste pour voir. Ils n’y connaissaient pas forcément grand chose et ont foncé tête baissée vers leur projet de point & click décalé avec l’espoir que cela fonctionne. Et si le visuel, très particulier, ne plaira pas à tout le monde, Kairos’light passe en quelques secondes de “ce petit jeu un peu quelconque” à “véritable petite trouvaille inventive”.

La fraîcheur des créateurs rend le titre absolument vide de tout cliché du jeu vidéo actuel. En résulte un projet particulièrement honnête et qu’on a envie de voir prendre le temps de se peaufiner et de sortir dans une belle forme qui n’aura qu’un seul but : rendre fier ses créateurs. Ce jeu est là pour ça : pour exister, sans une once de volonté marketing derrière. Et à titre personnel, ça m’a fait le plus grand bien d’entendre un discours pareil venant de jeunes créateurs frais et motivés.

Oui je sais, on en parle trop souvent et ce jeu ne sortira jamais si cela continue. Pourtant, Skybolt Zack est enfin en route vers sa sortie. Ce jeu dynamique et technique qui ne s’explique absolument que manette en main (prenez le trailer ci-dessous, prenez tous vos doutes et dites-vous qu’ils s’envoleront dès que vous y jouerez) et désormais garanti par ses créateurs comme pratiquement terminé.

L’équipe s’est agrandie, la direction artistique a encore changé vers quelque chose de toujours plus pro et à l’image de la folie de l’univers proposé. Il ne reste plus qu’à proposer davantage de niveaux. “Plus qu’à”.

Les jeux NINTENDO de l’E3 2019

Previews

On a joué aux jeux NINTENDO de l'E3 2019

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Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

Découvertes au Hasard

Night Call

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Night Call

Développeur : Monkey Moon, Black Muffin – Éditeur : Raw Fury – Date de Sortie : Été 2019

Dans la pénombre de Paris, le corps meurtri de votre avatar virtuel gît contre les murs d’une rue parmi d’autres. Près de vous, votre Taxi encore éclairé et votre client, décédé. Vous êtes l’unique personne à avoir survécu à ce tueur en série qui sème la terreur dans la ville. Les flics vous forcent à l’enquête et vous devez aussi collecter des indices lors de vos courses nocturnes. Parce qu’il va bien falloir faire la lumière sur cette affaire…

Cruel quotidien

Chaque nuit sera portée par un même schéma : vous avez une jauge d’essence qu’il vous faut surveiller, un temps de travail défini et chaque parcours sur la carte vous obligera à dépenser de ces deux jauges. Vous voilà parti pour retrouver votre premier client qui vous apportera de l’argent, certes, mais aussi des dialogues et une histoire.

L’occasion pour les créateurs de Night Call de mêler à cette enquête nocturne parisienne de vraies questions politiques et sociales qui, dans cette version Preview, commencent toujours par un peu de cliché (oh, un politique véreux) pour toujours basculer vers l’intelligence du propos (comment ça, il décide de trahir son supérieur ?). C’est clairement l’écriture de Night Call qui subjugue avant tout, promesse d’un récit percutant qui résonne avec nos vies, notre actualité, notre quotidien.

Passé cette surprise qui semble aussi s’étoffer en fonction des choix de réponse que vous faites à vos clients, Night Call propose aussi quelques originalités d’interactions. Comme lorsque l’on décide de faire le plein et qu’avant de remplir le réservoir, il est possible de discuter avec le pompiste, d’acheter le journal, quelques magazines, en espérant y récolter au passage quelques indices. Et pourquoi ne pas gratter un petit ticket de loterie afin de gonfler notre portefeuille déjà bien trop peu rempli par nos courses successives ? Night Call est plein de surprises.

L’enquête et ses promesses

Chaque soir, une fois rentré au bercail, il est possible de dépenser un peu de son temps pour enquêter sur les différents éléments glanés pendant les différentes courses. Chaque indice doit être analysé et chaque analyse, forcément, coûte en temps. Il ne sera peut-être pas possible de tout étudier en une journée, avant d’aller dormir et de lancer une seconde nuit de courses, d’indices, mais aussi de clients et d’histoires passionnantes, révoltantes, ennuyantes, amusantes.

Mais n’oublions pas Paris : une carte, un logo Taxi Parisien, des ruelles, une ambiance, des lieux-dits qui résonnent. Paris semble être l’actrice principale de ce polar interactif qu’on a hâte de fouiller de fond en comble. La sortie finale est prévue pour cet été et on vous conseille vivement de ne pas le perdre de vue.

Night Call est, en l’état, une boucle qui semble fonctionner. Le jeu propose une écriture mature, sombre, qui résonne furieusement avec notre société actuelle. Assez pour rendre passionnante l’histoire de ce chauffeur de taxi bien déterminé à comprendre l’agression dont il a été victime, tout en n’oubliant jamais de mettre en avant les différentes petites mais passionnantes histoires des différents clients. Inutile de prendre des pincettes dans cette conclusion : on a carrément envie de continuer à y jouer.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs
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Necken

Etherborn

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Etherborn

Développeur / Éditeur : Altered Matter – Date de Sortie : 18 juillet 2019

Basé à Barcelone en Espagne, le studio Altered Matter présentait la démo de son nouveau jeu Etherborn lors de la GDC de Sans Francisco qui s’est déroulée en mars dernier. Mais nous n’avons pas eu besoin de nous déplacer outre-Atlantique pour découvrir le jeu, puisque les développeurs nous ont offert le privilège d’y toucher le temps de quelques niveaux via une version spécialement mise à notre disposition. Et alors, au-delà de ce sympathique geste, ça valait le coup d’y consacrer du temps ?

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La tête à l’envers

On ne va pas se mentir : Etherborn n’a rien de vraiment très original au premier abord si on voyage du côté des jeux indépendants depuis un bon moment. Il est question d’un monde onirique dont on ne sait rien, d’un joueur au contrôle d’un être transparent dont seul le cerveau, cime d’un arbre, et le cœur, racine principale du tout, sont apparents. On comprend rapidement l’analogie : jouez avec votre tête et votre cœur au sein de ce monde ampli d’émotions qui n’attendent que vous pour être déployées.

Mais c’est surtout l’idée de puzzle qui n’est pas nouvelle : on peut sauter et courir avec ce personnage évoluant dans une isométrie très bien réalisée, aux caméras parfaitement maitrisées. L’idée est de pouvoir changer de vision, de gravité, en fonction des plateformes atteintes et des courbes de certains niveaux permettant de changer totalement la façon de voir votre progression. C’est malin et il vous faudra plus que mes mots, un peu des quelques images ci-contre et sans doute une petite vidéo de gameplay pour bien comprendre de quoi il s’agit. Voyez Etherborn comme un enfant spirituel très touchant et prometteur d’un Echochrome (sans vraiment d’illusions d’optique) ou du encore plus populaire Monument Valley.

Les raisons de l’attendre

Je n’ai pas forcément été touché, voir même peut être un peu ennuyé, par l’histoire qui nous est contée lors de cette démonstration qui fait tout pour bien nous faire comprendre que nous sommes devant un tas d’analogies, de poésie, de sous-entendus sur votre moi réel et là encore, on a déjà vu ça autre part pour qui baigne dans le jeu vidéo indépendant. Mais quid du nouveau joueur qui découvrirait ce style de narration avec Etherborn ? L’écriture est propre, la narration est simple et notons qu’il y a déjà une version française de disponible ce qui ne gâchera rien en termes d’accessibilité.

Les niveaux proposés étaient déjà bien avancés et on doit signaler l’absence de très peu, voir aucun bug. Mieux encore : les idées sont différentes d’un niveau à l’autre et nous sommes clairement devant un jeu qui va vous faire des nœuds bien solides au cerveau entre deux petites balades sympathiques. On collecte des formes géométriques permettant d’ouvrir certains passages, rien de bien original, encore et toujours… Mais cela fonctionne parfaitement. L’enrobage, l’ambiance sonore, la façon de faire et de présenter, tout cela fait d’Etherborn un jeu propre et intéressant. Maintenant, le risque c’est de passer inaperçu faute d’originalité.

Etherborn refait, peut être de meilleure façon par ailleurs, quelque chose de déjà vu dans le monde du jeu vidéo indépendant. Par conséquent on ne criera pas encore au génie ni à l’originalité folle, mais force est de constater que ce qui nous a été proposé à l’essai fut satisfaisant et prometteur. Croisons bien fort les doigts pour qu’au-delà d’une atmosphère artistique réussie, Etherborn parvienne à sortir des sentiers battus et à davantage étonner. Réponse dans le courant de l’année.

Skywilly

Skywilly

Rédacteur en chef collectionneur de Skylanders et qui passe beaucoup trop de temps sur ces briques Lego. Heureusement qu'il y a des petits jeux pour s'évader ! Auteur de Le jeu vidéo indépendant en 2015 : Portraits de créateurs

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Edge of Eternity

Mars 2015, un petit studio Nîmois venait de lever 161246$ sur Kickstarter pour un projet qui semblait bien trop ambitieux pour une petite équipe (aujourd’hui neuf personnes) : Edge of Eternity. Il faut dire que MidgarStudio a pour ambition de faire un gros J-RPG, fortement inspiré des Final Fantasy, avec de gros environnement extérieur, en 3D jolie, et avec un système de combat plutôt complexe. Après une première approche du jeu en 2016, est-ce que cette Early Access va tenir les promesses entrevues il y a de ça 3 ans.

Lire la suiteEdge of Eternity

Nova Drift

Dépoussiérer Asteroids, c’est le défi un peu fou que s’est lancé Jeffrey “Chimeric” Nielson il y a maintenant quatre ans en commençant à travailler sur Nova Drift. Après une campagne kickstarter réussie en 2017 (dont je n’en ai à ma grande honte jamais entendu parler), le jeu vient de débarquer en accès anticipé, l’occasion d’en faire un tour rapide pour voir ce qu’il propose.

Lire la suiteNova Drift

Warhammer : Chaosbane

Ça faisait des mois que j’attendais de poser mes mains sur Warhammer : Chaosbane pour deux raisons principales : un j’ai énormément joué au jeu de figurines quand j’étais plus jeune et deux c’est un hack’n slash avec aux commandes le studio français Eko Software qui avait réalisé les deux How to Survive que j’avais bien aimés. Voyons ensemble ce que donne cette béta réservée aux personnes ayant précommandé le jeu.

Lire la suiteWarhammer : Chaosbane

APE OUT

Les jeux Devolver se reconnaissent habituellement par leur profusion de pixels et de violence. Dans APE OUT, pas la moindre trace de pixels, alors pour équilibrer le tout, ils ont augmenté encore la dose de violence.

Vous incarnez un gorille s’échappant de sa cage et visiblement en colère. En vue du dessus il faudra réussir à traverser le bâtiment lourdement gardé par des hommes armés (on se demande d’ailleurs bien pourquoi il y a autant de gardes dans ces bâtiments). Vous ne disposez pas d’armes, pas d’objets et les éléments de décor ne vous serviront pas à grand chose, heureusement, vous êtes un gorille. Vos 2 gros bras musclés sont un atout idéal pour attraper ces frêles gardes humains et a les éjecter contre le mur le plus proche, par la bais vitré du 5e étage ou encore sur leurs compagnons. Le jeu pourrait très bien se faire calmement en neutralisant un par un les ennemis après les avoir attirés, mais la musique de fond, rythmée par le fracas de vos ennemis anéantis, donne une énergie folle au titre. On se prend en un rien de temps à courir  à travers les couloirs ensanglantés des corps de gardes, pris d’un sentiment de puissance extrême. Le tout est enrobé d’une direction artistique atypique clairement réussie autant au niveau musicale que graphique.

Brassens chantait “gare au gorille” mais celui de sa chanson était bien calme comparé à celui d’APE OUT, car s’il croisait un juge au coin du couloir c’est sans doute tout son bras qu’il lui enfilerai dans l’anus, avant de le balancer contre le mur le plus proche.

Fury Unleashed

J’ai eu du mal à trouver Fury Unleashed sur le stand polonais, sans doute parce qu’il a changé de nom et que j’avais l’ancien sur ma liste (The Badass Hero). Une fois trouvé, le dev’ me propose directement de tester le jeu, manette en main sur le PC, ou console en main sur la Switch. En bon consoleux qui se respecte, j’ai naturellement opté pour la seconde solution.

Fury Unleashed est un run n’gun largement inspiré de Métal Slug (de l’avoeu de ses créateurs) mélangé à des mécaniques de Comix Zone. On mitraille à peu près tout ce qu’on croise dans des niveaux prenant place dans les cases d’une bande dessinée. La génération des niveaux est aléatoire, et il ne faudra pas nécessairement suivre le sens de lecture d’une bande dessinée classique pour progresser jusqu’au boss. Les armes à glaner au fur et à mesure de l’aventure sont elles aussi générés aléatoirement mais sont accompagnées d’un petit arbre de compétences, pas du tout aléatoire, pour votre personnage. Les niveaux sont bien sûr ponctués d’un boss plus gros, plus fort et plus rapide que les trashs mobs que vous aurez découpé sur le chemin. Une formule simple mais efficace, qui a déjà fait ses preuves.

Jouable en coop locale Fury Unleashed semble atteindre son principal objectif : être une version moderne de Metal Slug. Plus accessible que le hit dont il s’inspire, il ne demandera pas de connaitre les niveaux par coeur pour progresser, ni de claquer tout votre argent de poche dans le monnayeur. Reste à voir si il saura maintenir le fun sur la durée, comme son grand frère de chez SNK à su le faire.